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 résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ

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MessageSujet: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Mar 7 Juil - 21:08

salam

je vous rejoins, en esperant etre constante et terminer le livre par la permission d'ALLAH...
motivez moi, pour que je ne perde pas le fil!!!

salam


Dernière édition par ummuassia le Mer 5 Mai - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Mer 8 Juil - 12:26

salam

Répartition géographique et caractéristiques des tribus arabes

Like a Star @ heaven La répartition géographique

Le terme « arabe » englobe à la fois la péninsule arabique et les peuples qui y vivent. Grâce a sa situation géographique et la nature de ses paysages, la péninsule a été préservée de toute domination externe, et a pu devenir une zone d’échanges intenses, aussi bien économiques que culturels.

Like a Star @ heaven Les tribus arabes

Les peuples arabes sont divisés en trois grands groupes :

Arrow les arabes anciens, dont nous parle Allah dans le Qur’an, comme les ‘Ad ou les Thamoud ;

Arrow les arabes de souche, ou Qahtaniens sont originaires du Yémen. Les deux tribus les plus importantes sont Himyar et Kahlan, les membres de cette derniere ont émigré dans toute la péninsule arabique, notamment à Medine où l’on retrouve les Aws et les Khazraj ;

Arrow les arabes issus de l’émigration, ou ‘Adnaniens ont pour ancêtre Ibrahim ‘alayhi salam. Originaire d’Irak, il émigra en Palestine, point de départ de la propagation de son message et lors d’un voyage en Egypte, le pharaon offrit sa fille Hajar comme domestique à la femme d’Ibrahim, Sarra, comme compensation pour avoir su résister à ses avances. Cette dernière l’offrit à son tour comme seconde épouse à son mari, et de cette union est né Isma’il. Du fait de la jalousie de Sarra, Hajar et son fils furent exilés dans une vallée déserte du Hedjaz, mais Allah ne les abandonna pas et fit jaillir pour eux la source de Zamzam.

La tribu de Jurhum vint s’installer à la Mecque avec l’accord de Hajar, et Isma’il épousa la fille du seigneur de cette tribu, avec qui il eut douze fils, dont deux lignées de grande renommé, les Nabatéens s’installèrent au Nord du Hedjaz et les descendants de Qaydar restèrent à la Mecque, dont est issu ‘Adnan, 21e aïeul du prophète sas dont l’abondante descendance se dispersa dans toute la péninsule arabique et au-delà. La généalogie du prophète sas est la suivante : Mohammed ibn Hachim ibn ‘Abd Manaf, ibn Qusayy ibn Kilab (qui appartient aux Quraychites) on remonte ensuite à Kinana ibn Khuzayma descendant de Ilyas ibn Mudar ibn Nizar ibn Ma’d descendant de ‘Adnan.


salam


Dernière édition par ummuassia le Dim 6 Déc - 20:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Jeu 9 Juil - 21:06

salam

Les arabes et le pouvoir

Arrow Le pouvoir politique au Yémen

Le Yémen est le pays du peuple de Saba, qui est apparu vers 2500 ans avant JC.
Jusqu’à 650 avant JC, les rois du Yémen se faisaient appeler « Makrab Saba » et avaient pour capitale Sarwah, ils feront aussi construire le fameux barrage de Ma’rib.
De 650 avant JC à 115 avant JC, les rois se firent appeler « Rois de Saba » et occupèrent Ma’rib comme capitale.

Pendant la période de 115 avant JC jusqu’à 300 de notre ère, la tribu de Himyar a conquis le royaume de Saba, et pris Raydan pour capitale, cependant leur commerce fut infructueux notamment à cause des rivalités intertribales. Cette période marque le début du déclin du peuple de Saba.
De 300 à la venue de l’islam : du fait des guerres civiles incessantes, les Abyssiniens ont réussi à occuper le Yémen avec l’aide des Romains, mais cela ne dura qu’un temps et les Himyar ont très vite regagné leur indépendance. En 450, la Grande Inondation due aux fissures dans le barrage a causé l’effondrement de la civilisation yéménite.

En 525, les Romains et les Abyssiniens ont entamé leur seconde conquête du Yémen, suite à une agression militaire d’un juif sur des chrétiens. Mais les yéménites ont regagné leur indépendance une seconde fois en se révoltant avec l’aide des Perses, sous le commandement du himyarite Ma’di Yakrib, qui devint alors leur roi. Celui-ci se fera assassiné par un abyssinien travaillant pour lui, et un gouverneur perse sera nommé au pouvoir par Chosroes, faisant du Yémen une province perse.
Enfin en 638, la conversion de Badhan à l’Islam mettra fin à la domination perse.

Arrow Le pouvoir politique dans la région de Hira

La région de Hira était sous domination perse, jusqu’en 326 avant JC, date à laquelle la victoire d’Alexandre le Grand, a abouti à la mise sous tutelle étrangère des terres perses, administrées désormais par les « rois usurpateurs ».

En 223 de notre ère, la fondation de l’Etat Sassanide par Ardachir permit aux Perses de retrouver force et unité, et d’avoir sous leur domination les arabes alentours. Cependant, pour éviter toute révolte, Ardachir usant d’une stratégie réfléchie choisit un arabe Judhayma al Waddah, pour gouverner les Arabes sous sa tutelle ; ce choix lui permit par la même occasion d’accroitre sa force contre les Byzantins.

En 268 à la mort de Judhayma, le premier roi Lakhmite fut choisi pour lui succéder au pouvoir. Pendant ce temps, Kavad gouverneur des Perses se convertit au mazdéisme, religion prônant le libertinage et il tenta de contraindre le roi arabe de Hira à s’y convertir et à cause de son refus il fut destitué et remplacé par Al Harith, qui voulut bien s’y soumettre.

Chosroes I succéda à Kavad, et mis à mort le fondateur du mazdéisme et ses partisans et rétablit le roi lakhmite sur son trône. La royauté se transmit à sa descendance mais cela fut interrompu suite à une histoire de calomnie, et aboutit à une bataille à Dhi Qar, où les perses furent défaits pour la premières fois par les Arabes de Chayban.

En 632, l’autorité revenue une fois de plus à la tribu de Lakhm fut renversée quelque mois plus tard par les troupes musulmanes de Khalid ibn Walid.


Arrow Le pouvoir politique en Syrie

Les Arabes s’établirent en Syrie suite à la grande vague de migration, et ils ont été « utilisés » par les Byzantins pour défendre leurs frontières mais bénéficièrent d’une grande autonomie durant tout le second siècle jusqu’à leur défaite contre les Ghassanides. En l’an 13 de l’Hégire, le dernier roi se convertit à l’Islam, lors de la bataille d’Al Yarmuk sous l’autorité de ‘Umar al Khattab.

Arrow Le pouvoir politique dans la région du Hedjaz

Dans la région du Hedjaz, c’est Isma’il ‘alayhi salam puis ses fils qui furent au pouvoir, pouvoir qui a été transféré ensuite à leur côté maternel, les Jurhumites, dont le déclin se fit sentir à l’aube de l’ascension politique de Nabuchodonosor.

En 587 avant JC, la seconde attaque de celui-ci dans la région amena les ‘Adnaniens descendants d’Isma’il à émigrer au Yémen pendant que les Jurhumites restèrent à la Mecque, en position de faiblesse. Ils finirent par être délogés de là par les Khuza’a aidés par les ‘Adnaniens, restés dans les environs, qui ne supportèrent pas qu’ils s’emparent illégalement des biens de la Ka’ba et maltraitent les pèlerins. Les Jurhumites s’enfuirent alors au Yémen en prenant soin de boucher et dissimuler le puits de Zamzam avant.

Mais bien que la Mecque fut sous l’autorité des Khuza’a, les tribus issues de Mudar possédaient quand même trois privilèges :

1. Sous la responsabilité de « Sufa » puis de la tribu de Tamim, ils guident les pèlerins de ‘Arafat à Muzdalifa et de Mina aux stèles de Al ‘Aqaba.
2. La tribu de ‘Adwan est responsable de guider les pèlerins de Muzdalifa à Mina.
3. La tribu de Tamim est responsable de la détermination des mois sacrés.

Jusqu’alors, Quraych était sans aucun pouvoir à la Mecque jusqu’à l’arrivée de Qussay ibn Kilab, qui se maria à son retour de Syrie avec la fille de Hulayl Al Khuza’i. A la mort de celui-ci, une guerre éclata à l’issue de laquelle Qussay devint le dirigeant de la Mecque et les Khuza’a et les Beni Bakr furent expulsés et il existe trois origines possibles à cette guerre :

1. La revendication de la direction de la Mecque par Qussay du fait de sa position sociale 2. La recommandation de Hulayl pour que Qussay soit au pouvoir
3. Hulayl confia la Ka’ba à sa fille avec un substitut Khuza’a qui céda son droit à Qussay pour du vin, fait qui fut contesté par les autres membres de Khuza’a.

En 440, la Mecque était sous l’autorité des Quraychites et plus particulièrement celle de Qussay qui créa Dar An-Nadwa pour traiter des affaires de la cité et de régler les différents à l’amiable. Il possède par ailleurs quelques privilèges tels que la présidence des conseils de Nadwa, la garde de l’Etendard, l’intendance de la Ka’ba (Hijâba), l’intendance des Eaux (Siqâya) et la fourniture de nourriture aux pèlerins. Ces privilèges ont été transférés à l’ainé de ses fils sans aucun conflit, par contre des disputes ont éclaté pour la succession suivante entre les petits enfants, deux partis se sont formés et une guerre menaça d’éclater. Finalement, la réconciliation se fit grâce aux partages des tâches : l’intendance des eaux et la distribution de nourriture revint aux ‘Abd Manaf, et les trois autres aux ‘Abd Dar. Les autres fonctions ont été dispatchées entre les autres membres des Quraychites, par exemple les Beni Taym s’occupèrent des affaires liées au prix du sang et aux amendes, les Beni Umayya portaient la bannière du peuple de Quraych ou les Beni Jumah dirigeaient la consultation du sort au moyen de flèches.

Arrow Le pouvoir chez les autres arabes

Les tribus arabes installées dans les steppes de la péninsule jouissaient d’une pleine autonomie. Elles fonctionnaient avec leurs propres gouvernements dirigés par des chefs de tribus tout puissants, de manière similaire aux grandes puissances, mais leur gros problème étaient les nombreuses et incessantes rivalités intertribales, essentiellement pour des questions de pouvoir.

Arrow La situation politique

Les régions arabes à proximité des pays étrangers se trouvaient dans une position de faiblesse et d’infériorité et se faisaient exploités par les gouvernements voisins ce qui les amena à faire des alliances. Au sein même de l’Arabie, les tribus ne cessaient de se quereller et ne pouvaient s’entendre ; seul existait un semblant de pouvoir mecquois lié à cette suprématie de la Maison Sacrée, mais ce n’était qu’une illusion de domination car la réunion sous un même étendard était une charge trop lourde pour quiconque jusqu’alors.


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Ven 10 Juil - 22:49

salam

Les religions arabes

Arrow A la base, la religion des Arabes est celle d’Isma’il fils d’Ibrahim ‘alayhuma salam, mais au fil du temps, bien que le tawhid fut préservé, le peuple oublia certains rappels de leurs messagers.
Ce fut ‘Amr ibn Luhay, un homme respecté et écouté par les gens qui fut à l’origine de l’introduction des différentes idoles au sein même de la Ka’ba en ramenant, la première idole, Hubal, de son voyage en Syrie. Cet acte eut pour conséquence la propagation du shirk dans toute la région du Hedjaz jusqu’à ce qu’il prédomine.
Leur culte devint donc basé à la fois sur des traditions abrahamiques et des cérémonies amenant les gens à demander la protection ou le secours de ces idoles, à se prosterner devant elles, ou leurs faire des offrandes et sacrifices et même marquer certains animaux d’un tabou ; leur égarement n’en était que plus grand puisqu’ils pensaient que ce culte les rapprochaient d’ALLAH et que les idoles intercèderaient auprès de Lui en leur faveur.
La vie de ces mushrikins était également empreinte de pratiques superstisieuses comme la consultation du sort par les flèches divinatoires, ou encore la croyance au mauvais augure et la consultation de devins et voyants en tout genre.
Le pèlerinage était l’une des seules pratiques abrahamiques conservée dans ses grandes lignes mais elle a tout de même était entachée par beaucoup de superstitions et innovations, notamment à l’égard des pèlerins.

Arrow Le Judaïsme, est apparu dans un premier temps vers 587 avant JC suite à l’immigration des juifs de Palestine au Nord du Hedjaz, conséquente aux persécutions de Nabuchodonosor ; en 70 de notre ère, une seconde vague migratoire eut lieu, lors de l’occupation romaine de la Palestine. L’introduction du judaïsme dans la péninsule arabique a amené plusieurs tribus de grande notoriété à se convertir, on retiendra par exemple les Bani Qurayza, les Bani Qaynuqa ou la tribu de Khaybar.
Il est a noté aussi au Yémen, en 523, l’histoire du juif, qui a creusé un fossé à Najran dans lequel il a jeté tous les chrétiens refusant de se convertir au judaïsme pour les y brûler.

Arrow Le christianisme est apparu avec la colonisation abyssine au Yémen et romaine pour les Ghassanides ou les tribus de Tay’ vivant à proximité ; cependant cette religion n’a eu qu’une faible influence sur la vie des Arabes. On retient l’expédition de l’éléphant, mené par le chrétien Abraha contre la Mecque

Arrow Le Mazdéisme, était une religion populaire aux abords de la Perse notamment en Irak ; on a pu voir aussi d’autres religions comme celle des Sabéens.


La situation religieuse
La vie des Arabes de l’époque Antéislamique était un mélange de shirk, d’idolâtrie et de superstition, bien loin des prescriptions divines des principales religions.


Aspects de la société arabe préislamique

Les conditions sociales

Dans les hautes sociétés, la femme possèdait un rang élevé en termes de liberté et décision, bien que s’insérant dans un système patriarcal, en revanche dans les classes sociales moins élevées, prostitution et débauche prédominaient.
A cette époque, il n’y avait pas de limite dans le nombre d’épouses, n’empêchant pourtant pas l’adultère d’être fréquent, et il était courant de tuer ses enfants, principalement les filles, par honte ou crainte de pauvreté.
Les tribus, avec leurs soifs de pouvoir et leurs esprits de fierté et d’honneur, avaient des relations très fragiles les unes avec les autres qui les conduisaient à des guerres incessantes les opposant perpétuellement, en dehors des mois Sacrés.


La situation économique
Les Arabes souffraient de la pauvreté, de la faim et du manque de vêtement, et ce, car le commerce, principale source de revenus, était peu fructueux en raison de la situation sociale déplorable du pays, et les secteurs comme l’artisanat ou l’élevage et l’agriculture n’étaient que très peu investis.

Les morales et valeurs
Les Arabes, malgré leurs défauts, possèdent de hautes valeurs morales ; l’on retiendra l’hospitalité, pouvant par fierté aller à l’extrême, le respect des engagements, le sens de l’honneur, une volonté et une détermination inflexible, une vie bédouine pure et simple et enfin, valeurs plus admirées que pratiquées, la patience et la clémence.

La généalogie du prophète sas
Les ascendants du prophète sas , sont les Hachimites, en référence à son arrière grand père Hachim ibn Abd Manaf.
Arrow Hachim, homme riche et distingué, fut le premier à effectuer les deux voyages aller-retour en Syrie, l’été et l’hiver. Durant l’un de ces voyages, lors d’un arrêt à Médine, il épousa Salma des Beni An-najjar, qui tomba enceinte, mais il mourut en Palestine sans avoir connu son fils, ‘Abd Muttalib, qui grandit à Médine auprès de sa mère.
Arrow Abdul Muttalib, fut recueilli par son oncle après qu’il eut découvert son existence, et il prit sa succession à sa mort. Cependant, un certain Nawfal tenta de lui voler ses droits qu’il récupéra finalement et de ce conflit sont nés deux clans : d’un côté les Beni Hachim, les Bani anNajjar, et les Khuza’a, du fait de la proximité familial avec Abdul Muttalib, et de l’autre Nawfal et les Bani Abd Shams.
Abdul Muttalib fut le témoin et acteur de deux évènements importants de son vivant : il a rétabli le puits de Zamzam, grâce à la vision de son emplacement dans un rêve, et il a été témoin de l’expédition de l’Elephant, mené par Abraha, chrétien du Yémen dont le but était de détruire la Ka’ba. C’est lors de cette expédition que les éléphants refusèrent de marcher sur la Mecque, et ALLAH envoya des oiseaux armés de pavés de glaise pour anéantir l’armée.
Arrow ‘Abdullah, fut le fils préféré de ‘Abdul Muttalib, mais il fut désigné par les flèches divinatoires pour être celui qui allait être sacrifié, conformément au vœu de son père, si celui-ci avait dix fils. Pour se délier de ce vœu, Abdul Muttalib fit appel à une autre pratique divinatoire sur les conseils de son entourage qui l’amena à sacrifier 100 chameaux à la place de son fils, et ce montant devint désormais le prix du sang qui était jusqu’à lors de dix chameaux.
Abdul Muttalib choisit pour son fils, Amina bint Wahb ibn Abd Al Manaf, la meilleure femme en termes de lignée et rang, mais ce dernier mourut lors d’un voyage à Médine, sans avoir pu connaître son fils, Mohammad sas.


Mohammad sas, de la naissance au prophétat
Naissance du prophète sas le 9e jour du mois de Rabbi’ al Awwal à la Mecque

Il fut élevé en dehors de la Mecque conformément aux habitudes des mecquois, chez Halima et son mari al Harith de la tribu des Bani Sa’d ; il resta là bas jusqu’à 4 ou 5 ans, âge vers lequel l’ange Jibril est venu lui ouvrir sa poitrine pour laver son cœur et lui retirer le caillot de sang symbolisant l’emprise de Sheytan.

Il retourna ensuite vivre auprès de sa mère jusqu’à ses 6 ans mais elle mourut de retour d’un voyage à Médine où elle était allée visiter la tombe de son défunt mari.

Auprès de ‘Abdul Muttalib, son grand père bienveillant, il demeura jusqu’à ses 8 ans, avant d’être confié juste avant la mort de celui-ci à son oncle Abu Talib, qui l’éleva parmi ses enfants. Ces deux personnes aimèrent le jeune garçon plus que leurs propres enfants.


Le moine de Bahira
A 12 ans, il voyagea pour la Syrie avec son oncle Abu Talib, et tous deux firent la rencontre du moine Bahira, qui reconnut immédiatement le prophète sas entre autres grâce au sceau de la prophétie. Ce dernier conseilla Abu Talib de renvoyer son neveu à la Mecque, de peur que les juifs de Syrie ne le reconnaissent aussi et ne lui portent atteinte

La guerre du Sacrilège
A 15 ans, il participa à la guerre du Sacrilège, nommée ainsi car elle eut lieu durant les mois sacrés, où Quraych remporta la victoire.

Le pacte d’Al Fudul
Une fois la paix retrouvée, les représentants des différentes tribus se rencontrèrent pour poser les fondements d’une confédération permettant de mettre un frein aux violences et injustices, et de faire valoir leurs droits aux faibles et démunis.

Une vie de labeur

Pendant sa jeunesse, l’envoyé d’ALLAH , travailla comme berger, et vers 25 ans, il partit en tant que commerçant vers la Syrie à la tête d’une caravane, pour le compte de Khadija, femme riche et noble de la Mecque. Celle-ci fit appel à lui après avoir eu vent des hautes qualités morales qui le caractérisaient.

Son mariage avec Khadija
C’est Khadija qui fit part au prophète sas de son désir de se marier avec lui par le biais d’une amie, après qu’elle eut constaté elle-même le noble comportement de celui-ci lors de son voyage pour la Syrie. Agée de 40 ans, elle fut la première épouse du prophète sas et mis au monde tous ses enfants (deux fils et quatre filles), et il n’épousa aucune autre femme de son vivant. Cette femme était pourvue de multiples qualités, dont la principale était sa sagesse.

Reconstruction de la Ka’aba et la question de l’arbitrage
Les Quraychites décidèrent de reconstruire la Ka’ba, alors en état de délabrement, et se partagèrent les tâches en prenant soin de n’utiliser que de l’argent licite. Une fois le travail achevé, une dispute éclata pour savoir qui poserait la pierre noire à sa place : le plus âgé proposa avec sagesse de prendre pour arbitre le premier qui entrerait dans la Maison Sacrée, et ce fut le prophète sas alors âgé de 35 ans. Pour que personne ne soit lésé, il ordonna que l’on pose la pierre noire sur un manteau et qu’un membre de chaque tribu le tienne pour le lever à hauteur de l’emplacement de la pierre, puis il inséra lui-même la pierre.

Quelques aspects de la vie de Muhammad avant l’apostolat
Le prophète sas incarnait les meilleures qualités à tous points de vue, et par la grâce d’ALLAH il fut préservé de toutes les impuretés de la Jahiliyah telles que les superstitions, l’adoration des idoles, l’écoute de musique et même le vin.
Notre noble prophète , le meilleur d’entre tous, a été élu et élevé par ALLAH avant même d’embrasser l’Islam.
[b]


Dernière édition par ummuassia le Sam 12 Déc - 19:23, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Sam 11 Juil - 22:37

salam


A l’ombre du Message et de la Prophétie

Dans la grotte de hira
Le prophète sas , pris l’habitude aux abords de la quarantaine de se retirer durant le mois de Ramadan, dans une grotte non loin de la Mecque, afin de pouvoir méditer sur la grandeur de Créateur, et de s’éloigner de l’agitation incessante liée au Shirk. Par cette méditation, ALLAH le préparait déjà à la mission prophétique.

La première révélation
Six mois avant le début de la révélation, le prophète sas eut des visions véridiques, conformément aux signes de la Prophétie. Ce fut durant la troisième année de retraite à la grotte de Hira que l’ange Jibril est apparu à l’envoyé d’ALLAH sas , alors qu’il était âgé de quarante ans. Il lui ordonna « Lis » et Mohammad sas lui répondit qui ne savait pas lire, puis l’ange l’étreignit dans ses bras et le relâcha et lui répéta le même ordre, auquel le prophète sas répondit la même réponse et l’ange l’étreignit une seconde fois, et c’est alors qu’il lui récita les premiers versets :
« Lis au nom de Ton seigneur qui a créé ! Il a créé l’être humain à partir d’une adhérence. Lis et Ton Seigneur est le Très-Généreux » (96, 1-3).
Le prophète sas terrifié, courut se réfugier auprès de Khadija qui le réconforta par de sages paroles, et l’emmena voir son cousin Waraqa ibn Nawfal, qui s’était converti et instruit au Christianisme, et celui-ci reconnu immédiatement l’ange Jibril par sa description.
A son retour à la grotte, l’idée de mettre fin à ses jours traversa l’esprit de notre prophète sas , tellement il était empli de doute, et ce fut sa deuxième rencontre avec l’ange Jibril, qui apparu à lui sous sa vraie forme, couvrant tous les horizons, et lui annonça qu’il était l’Envoyé d’ALLAH, le prophète sas rentra de nouveau chez lui pour raconter ce qui s’était passé, et sa femme Khadija confirma avec sincérité qu’elle croyait en son prophétat.

L’interruption momentanée de la Révélation
La révélation s’interrompit quelques jours pendant lesquels le messager d’ALLAH sas fut empli de tristesse, d’étonnement et de perplexité, et il eut à nouveau plusieurs fois l’intention de se jeter d’une falaise, mais à chaque fois l’ange Jibril était là pour lui rappeler qui il était, et le prophète sas repartait chez lui, apaisé.

Reprise de la Révélation

L’interruption de la Révélation, par une sagesse d’ALLAH n’avait pour but que de permettre à Muhammad sas de reprendre ses esprits, mais aussi de lui donner envie d’en savoir plus et de le préparer à recevoir la suite de la révélation. Une fois convaincu qu’il était bien l’envoyé d’ALLAH, ALLAH lui envoya à nouveau Jibril, et à nouveau effrayé et il se réfugia chez lui et c’est alors que les versets suivants lui furent révélés :
« O toi qui te blottis sous tes couvertures ! Debout et avertis ! Proclame la grandeur de Ton Seigneur et Maitre au dessus de toute chose. Tes vêtements, purifies les. Les idoles, fuis-les. » (74, 1-5)
A partir de ce moment la Révélation fut fréquente et régulière.


Les formes de la Révélation


Arrow Le songe pieux, début de la Révélation
Arrow La révélation insufflée dans l’esprit et le cœur de l’envoyé d’ALLAH sas par l’intermédiaire de Jibril mais sans qu’il le voit.
Arrow Apparition de Jibril sous une forme humaine
Arrow Apparition de Jibril sous forme invisible précédé d’une annonce semblable au bruit d’une cloche, puis étreinte. Révélation difficile pour le prophète sas
Arrow Apparition de Jibril sous son véritable aspect (seulement deux fois).
Arrow Révélation directe d’ALLAH au prophète sas lors de son ascension aux cieux.
Arrow Révélation adressée directement au prophète sas sans l’intermédiaire de Jibril.


Objet de l’Appel à ALLAH


Arrow Avertir : prévenir les gens égarés du sentier d’ALLAH
Arrow Œuvrer pour la suprématie du culte voué à ALLAH
Arrow Nécessité d’être pur aussi bien intérieurement qu’extérieurement
Arrow Obligation pour le prophète sas de lutter constamment pour ALLAH, en oubliant ses propres peines
Arrow Nécessité pour l’envoyé d’ALLAH sas d’être ferme et patient, et de ne chercher que l’agrément d’ALLAH
Le sens général de ces versets incite l’être humain à pratiquer le « dinu khaliss » en confirmant l’Unicité de Dieu par la croyance et les actes.


Périodes et phases de la Prédication

On distingue deux périodes dans la prédication de l’Islam :
Arrow La période mecquoise, qui a duré 13 ans et qui se divise en 3 phases, celle de prédication secrète, puis la proclamation du Message à la Mecque, puis en dehors de la Mecque
Arrow La période médinoise, qui a duré 10 ans.


La première phase : l’effort sur la voie de la prédication
La prédication secrète
Au début, l’appel à l’Islam se fit dans la clandestinité, afin de ne pas braquer les Mecquois, fermement ancré et attaché à leur polythéisme.

Les premiers convertis
Le prophète sas débuta son appel par les gens qui lui étaient le plus proche, sa famille et ses amis, mais aussi ceux dont l’amour pour ALLAH l’unique était visible. Le résultat fut qu’une quarantaine d’hommes et femmes appartenant aux différentes branches de Quraych, appelés les « précurseurs » (As-sâbiqûn Al-awwalûn), se convertirent à l’Islam. L’on peut citer, en premier Khadija, la femme du prophète sas , mais aussi son affranchi Zayd ibn Haritha, ‘Ali ibn abi Talib mais aussi Abou Bakr As-siddiq, qui fit preuve de beaucoup de ferveur pour la cause de l’islam et fut à l’origine de la conversion de nombreuses personnes, entre autres Uthman ibn ‘Affan ou Sa’d ibn Abi Waqqas.
Cette religion était prêchée en secret par contact individuel, tandis que la Révélation continuait de descendre sur l’envoyé d’ALLAH sas , parlant de la purification de l’âme, du paradis et de l’enfer.


La prière
Parmi les premières révélations vint l’obligation de la prière, consistant en deux rak’a le matin et deux autres le Soir, le prophète sas et ses compagnons s’éloignaient dans les environs de la Mecque pour les accomplir secrètement.

Les Quraychites furent avertis du commencement de la prédication
Pendant ces trois années de prêche secrètes, les Quraychites ne prêtèrent pas tout de suite attention à ce qui se passait, prenant Muhammad sas pour un de ces religieux aimant parler de la déité et de ses droits. Mais devant l’ampleur du phénomène, ils commencèrent à s’y intéresser de peur que cela ne se propage trop.

salam


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Dim 12 Juil - 22:32

salam2



La seconde phase : la prédication ouverte

La Révélation ordonne la prédication ouverte
Le verset suivant : « Mets en garde tes parents les plus proches ! » (26, 214) se trouve au milieu du récit de Moussa sas et de la façon dont a réagi Fir’awn avec lui, on trouve aussi dans la même sourate, les récits des châtiments infligés aux peuples négateurs tels que ‘Ad et Thamud. Cela avait pour but de montrer au prophète ce qui l’attendait, lui et ses partisans mais aussi ce qu’encouraient les Quraychites.

L’Envoyé d’ALLAH appelle à l’Islam ses proches parents
Lors d’une première réunion, le prophète sas rassembla ses proches parents, une quarantaine d’hommes parmi les Beni Hachim et Beni Al Muttalib ibn Abd Manaf, qui lui rappelèrent leurs droits et lui reprochèrent aussi de les placer dans une situation difficile par rapport au restant des Arabes tandis que lui ne dit rien.
Une seconde fois, le prophète sas les réunit pour les appeler à l’Islam, et leur parla de la mort, mais aussi de l’Enfer ou le Paradis, et c’est à l’issu de cette discussion que son oncle Abu Talib jura de le protéger et de le défendre sans pour autant abandonner sa religion, alors qu’Abu Lahab tenta de l’en dissuader, en vain.


Sur le Mont As-Safa

Après ces réunions, le prophète sas monta sur le Mont As-Safa, pour appeler et inviter l’ensemble des membres de la tribu des Quraych à confirmer l’unicité d’ALLAH, et à croire en sa mission et après une intervention provocante d’Abou Lahab, ALLAH révéla à son sujet le premier verset de la sourate Masad.
Cet évènement sur le mont As-Safaa fut un tournant dans l’histoire des Arabes, car désormais la croyance ou non à la Révélation divine avait la primauté sur les liens du sang.


La proclamation de la Vérité et la réaction des polythéistes

Suite à la révélation de ce verset : « Annonce à haute voix ce qui t’est ordonné et détourne toi des associateurs » (15, 94), le prophète sas commença à dénoncer les pratiques superstitieuses et l’idolâtrie, en démontrant clairement le fait qu’elles étaient vides de sens et qu’elles avaient amené les gens à l’égarement.
Ces traditions constituant leur héritage religieux ancestral, les Mecquois ne purent supporter de telles accusations, d’autant plus que ce sont elles qui leur conféraient un tel pouvoir et une telle liberté d’action dans la péninsule arabique. Se soumettre à la religion de Muhammad sas reviendrait donc à renoncer à tant de privilèges, c’est pourquoi ils décidèrent de mettre fin à cette rébellion, en partant voir Abu Talib pour le convaincre mais celui-ci réaffirma sa volonté de le protéger et il tenta par la même occasion d’apaiser leur colère.

Réunion d’un conseil consultatif en vue de détourner les pèlerins de l’Appel de Muhammad
L’annonce publique de l’Islam s’étant déroulée quelques mois seulement avant le pèlerinage, les Quraychites se réunirent afin de trouver le moyen de dissuader les pèlerins d’écouter Muhammad sas . Ce fut Al Walid ibn Al Mughira qui après avoir beaucoup réfléchi trancha la question, en proposant d’annoncer d’une seule voix que l’envoyé d’ALLAH sas était un sorcier dont la sorcellerie sépare l’homme de sa famille, ALLAH révéla à son sujet les versets 18 à 25 de la sourate Al Mudaththir. En dépit de cette ruse, certains pèlerins furent touchés par le message du prophète sas et se rallièrent à lui.

Les différentes tentatives en vue d’enrayer la progression de l’Islam
Arrow La dérision, la dépréciation et la négation pour pousser les convertis à la démoralisation, notamment ceux n’appartenant pas à des clans puissants pouvant les protéger.
Arrow La déformation des enseignements de Muhammad sas par la calomnie, en faisant circuler de fausses informations et en lançant des accusations infondées, tout cela de manière amplifiée afin que les gens n’aient pas une compréhension saine du Quran.
Arrow La comparaison des versets du Quran avec les fables des anciens, afin de détourner l’intérêt des gens des paroles d’ALLAH. An-Nadr ibn Al Harith a fait partie de cela et a aussi acheté des esclaves chanteuses pour distraire les gens, cela est référé dans le verset 6 de la sourate 31.
Arrow La proposition à l’envoyé d’ALLAH sas de conclure un compromis, dans lequel les deux partis renonceraient à une partie de leurs religions, et ce afin de l’affaiblir dans son appel. A la suite de ces viles propositions, ALLAH descendit la Sourate 109 qui mit fin à ces négociations.

Les persécutions
Au départ, les persécutions n’étaient que du harcèlement moral mais une assemblée générale fut organisée par les Quraychites et 25 notables furent élus pour décider de la suite, avec à leur tête, l’oncle du prophète sas Abou Lahab ; ils se mirent d’accord pour durcir leur comportement sans laisser de répit aux adeptes de l’Islam, puisque le harcèlement ne suffisait pas à les affaiblir.
Arrow La première personne visée, étant bien sûr l’envoyé d’ALLAH sas , bien que cela soit plus compliqué du fait de la protection dont il bénéficiait mais aussi en raison de ce noble caractère attirant le respect. Ce sont les personnes les plus viles et détestables qui ont osées s’en prendre à lui, et le plus virulent fut Abou Lahab qui ne cessa de le persécuter de toutes les manières qu’il put, notamment en lui lançant des pierres ou en obligeant ses deux fils a divorcé les filles du Prophète sas ; Quand à sa femme, Umm Jamil, elle parsemait de fagots épineux les chemins qu’il empruntait. Mais ils n’étaient pas les seuls à vouloir nuire à l’Envoyé d’ALLAH sas , en effet, ses voisins lui jetaient des abats sur le pas de sa porte et l’épisode le plus terrible, fut le jour où Abou Jahl envoya Oqba ibn Abi Mu’ayt jeter le placenta d’une chamelle sur le dos du prophète sas alors qu’il était prosterné ; une fois débarrassé de cette saleté par sa fille Fatima il se releva et implora ALLAH de le venger des Quraychites puis il jeta sa malédiction sur les personnes concernées à leur grand désarroi.
Arrow Dans un deuxième temps, les plus faibles ne bénéficiant d’aucune protection furent les victimes de tortures insoutenables, l’on peut citer l’histoire de Bilal, l’esclave d’Umayya ibn Khalaf : ce dernier le maltraitait sans arrêt, le privait de vivres ou l’attachait sur le sol brûlant au zénith en lui posant de lourdes pierres sur le corps, et ceci prit fin le jour où Abu Bakr le racheta et l’affranchit, de même que d’autres esclaves. Une autre histoire importante est celle de la famille de ‘Ammar ibn Yasir, dont le père mourut suite aux atrocités qu’il endura, et dont la mère fut poignardée par Abou Jahl devenant ainsi la première martyre de l’Islam. Ammar quand à lui, apostasia sous la contrainte mais pas dans son cœur et à ce sujet, le verset 106 de la sourate Nahl fut révélé.


La maison d’Al Arqam

Devant la gravité des persécutions, le prophète sas préféra désormais que les nouveaux venus cachent leurs conversions, mais lui, continua à prêcher ouvertement de son côté avec insistance et conviction. Et afin de pouvoir enseigner calmement et de manière bénéfique le Livre, il choisit la maison d’Al Arqam Al Makhzumi, sur le mont As-Safa, pour tenir des réunions secrètes.
Lors de cette quatrième année de la mission prophétique, alors que quelques musulmans priaient dans une colline, un groupe de polythéistes les surprirent et se mirent à les insulter et les frapper, Sa’d ibn Abi Waqqas pour se défendre frappa un polythéiste si fort qu’il le fit saigner ; ce fut le premier sang versé pour la cause de l’Islam.


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Mar 14 Juil - 22:58

salam

La première émigration vers l’Abyssinie

Les persécutions commencèrent vers la fin de la quatrième année de la mission prophétique, et s’aggravèrent au fil des jours jusqu’à un niveau intolérable au milieu de la cinquième année. Afin de raffermir les croyants, ALLAH fit descendre la sourate Al Kahf, emplie d’enseignements répondant aux problèmes des musulmans : l’histoire de la caverne indique la nécessité de se retirer des lieux de l’incroyance et des persécutions ; l’histoire de Moussa et Al Khadir, montre les vicissitudes de la vie et comment une chose en cache une autre et l’histoire de Dhoul Qarnayn montre quand à elle, qu’ALLAH donne la Terre à qui il veut parmi Ses serviteurs.
Puis la sourate Az-zumar fut révélée, indiquant aux croyants la nécessité d’émigrer en raison des mauvais traitements dont ils faisaient l’objet. Ainsi au mois de Rajab de la cinquième année, le prophète sas autorisa un groupe de 12 hommes et 4 femmes, dont faisait partie sa fille Ruqqayya et son époux Uthman ibn ‘Affan, à émigrer en Abyssinie, royaume du Négus.
On peut retenir aussi de cette année, le jour où le prophète sas récita par surprise la sourate An Najm aux polythéistes Quraychites, qui furent tous transportés et se prosternèrent quand il arriva au verset suivant « Prosternez vous donc à Dieu et adorez Le ». La beauté et la force de la Vérité avait atteint leurs cœurs malgré eux, et ils furent sévèrement blâmés par ceux qui n’avaient pas été présents. Cette nouvelle fut également transmise, mais déformée aux émigrés qui comprirent que les Quraychites s’étaient convertis et certains rentrèrent à la Mecque.
Les Mecquois de leur côté, apprenant le chaleureux accueil réservé aux musulmans en Abyssinie, durcirent leurs comportements vis-à-vis des musulmans, ce qui amena une seconde émigration d’un groupe de 83 hommes et 19 femmes parmi les musulmans les plus défavorisés.


Le complot de Quraych contre les Emigrants


Ne supportant pas l’idée que les musulmans puissent vivre en toute tranquillité en Abyssinie, les Quraychites décidèrent d’envoyer deux émissaires, ‘Amru ibn Al ‘As et ‘Abdullah ibn Rabi’a, les bras chargés de cadeaux afin d’amener le gouvernement du Négus à leur remettre les réfugiés.
Une première fois, ils prirent comme argument le fait que les musulmans avaient abandonné leur religion ancestrale et que leur guide prêchait une religion différente de la leur mais aussi de celle du Négus. Après avoir été convoqué devant le Négus, Ja’far ibn Abu Talib lui expliqua la situation en toute sincérité et lui récita quelques versets de la sourate Maryam qui l’émurent jusqu’aux larmes et il confirma sa position par rapport aux musulmans, au grand regret des deux émissaires.
Une seconde fois, les deux Quraychites tentèrent de convaincre le roi de leur remettre les musulmans, arguant qu’ils blasphémaient à l’encontre de ‘Issa, mais une nouvelle fois Ja’far expliqua clairement le point de vue de l’Islam à ce sujet, qui était évidemment exactement le même que ceux des chrétiens, en citant des versets du Quran. Ils rentrèrent donc à la Mecque humiliés, avec leurs cadeaux, et les musulmans conservèrent la protection dont ils bénéficiaient jusqu’alors en Abyssinie.


Les Quraychites tentent de nouveau d’intervenir auprès d’Abu Talib


Le cœur empli de rancœur après l’échec essuyé en Abyssinie, les Quraychites finirent par penser que le seul moyen de mettre un terme à la progression de l’Islam, était de réduire à jamais le prophète sas au silence. Pour cela, il fallait qu’ils convainquent Abu Talib, leur seul vrai obstacle de les laisser faire ; ils tentèrent donc de procéder à un échange, homme pour homme : lui donner un de leurs fils, en pleine jeunesse, beau, n fort et intelligent contre la vie de Muhammad sas , mais évidemment Abu Talib refusa, ce marché étant tout à fait inéquitable.

Les tyrans songent à tuer le prophète
Trois personnes attentèrent à la vie de l’envoyé d’ALLAH sas , mais leurs ruses furent à chaque fois déjouées par ALLAH. Le fait le plus notable est celui d’Abu Jahal qui décida de lui écraser la tête avec un lourd rocher alors qu’il était en prosternation, mais il en fut empêché par Jibril qui lui apparut sous la forme d’un étrange chameau menaçant. Une autre fois, ‘Uqba ibn Abu Mu’ayt tenta de l’étrangler, mais Abu Bakr arriva à temps pour l’en empêcher, lui disant : « Tuerez vous un homme parce qu’il dit « Mon Seigneur est Dieu » ? », cette atteinte fut la plus dure qu’eurent les Quraych à l’égard du prophète sas . La troisième agression concerne ‘Utayba ibn Abi Lahab, le Prophète fit alors l’invocation suivante contre lui : « O ALLAH ! Dirige contre lui un de Tes chiens » et effectivement ‘Utayba fut décapité par un lion lors d’un voyage en Syrie.

La conversion de Hamza ibn ‘Abdul Muttalib

La conversion de Hamza est provenue au départ de la fierté d’un homme n’acceptant pas l’humiliation de l’un de ses parents, en l’occurrence, le prophète sas qui s’était fait insulter et blesser à la tête par un jet de pierre d’Abu Jahl ; mais par la suite, son cœur s’ouvrit sincèrement à l’Islam et il fut d’un grand soutien aux musulmans.

La conversion de ‘Umar ibn Al Khattab

La conversion de ‘Umar eut lieu 3 jours après celle de Hamza, et fut l’exaucement de l’invocation du prophète sas « O Seigneur Dieu ! Renforce l’Islam par l’intermédiaire de celui de Tes deux hommes que Tu aimes le plus : ‘Umar ibn Al Khattab ou Abu Jahl ibn Hicham ».
L’Islam a atteint le cœur de ‘Umar petit à petit sans que celui-ci ne s’en rende vraiment compte, jusqu’au jour où, hors de lui, il se rendit chez sa sœur et son mari, ayant appris leurs conversions. Après s’être calmé, il leur demanda de voir les précieux feuillets et lut quelques versets de la sourate Ta-Ha, qui atteignirent son cœur et il décida alors d’aller à la rencontre de l’envoyé d’ALLAH sas et une fois arrivé, il prononça l’attestation de foi.
Cette conversion fut un réel triomphe pour la cause de l’Islam, et eut un impact très fort sur la vie des musulmans ; ceux-ci purent désormais se réunir et accomplir leurs rites en public, même dans le Sanctuaire Sacré, et cela lui valut de se faire surnommé « Al Faruq » par l’Envoyé d’ALLAH sas . Il s’empressa par la même occasion, le cœur empli de fierté, d’annoncer sa conversion à tous les Quraychites, qui furent dépités par cette nouvelle.


Le représentant de Quraych négocie avec le Messager d’ALLAH

La conversion de ces deux personnalités éminentes mit un frein aux tortures infligées aux musulmans ; les Quraychites adoptèrent alors une nouvelle tactique, qui était de tenter matériellement l’Envoyé d’ALLAH sas . Ils lui proposèrent la richesse, l’honneur en tant que chef, la guérison (s’il était sous l’emprise d’un Jinn) et même la royauté, mais ils n’eurent pour toute réponse que la récitation des versets 1 à 5 de la sourate Fussilat (41). ‘Utba ibn Rabi’a, qui était l’émissaire, rapporta ces faits aux notables de Quraych en leur conseillant de le laisser prêcher sa religion librement, après avoir ressenti lors de l’écoute des versets un avenir grandiose pour l’Islam.

Abu Talib rassemble les Beni Hachim et les Beni ‘Abdul Muttalib

L’oncle du prophète sas , soupçonnait les polythéistes de comploter contre ce dernier, à juste titre, et il convoqua alors les Beni Hachim et les Beni ‘Abdul Muttalib pour leur demander de redoubler d’attention dans leur protection du prophète .



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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Mer 15 Juil - 14:34

salam


La mise en quarantaine générale


Un pacte d’injustice et d’agression

En voyant toutes leurs tentatives de nuire au prophète sas échouer, les Mecquois adoptèrent encore une autre tactique après s’être une nouvelle fois réunis. Ils formèrent une confédération contre les Beni Hachim et les Beni Al Muttalib basée sur un boycott social et économique et les articles de cette proclamation furent écrits et suspendus à l’intérieur de la Ka’ba.
Cette situation amena Abu Talib et son clan à se retirer dans un vallon à l’Est de la Mecque pendant la 7e année et ce, durant 3 ans, pendant lesquels les exilés souffrirent de la faim, allant jusqu’à manger des feuilles, ainsi que de nombreuses autres épreuves. Jusqu’au jour où un groupe de cinq Mecquois œuvrèrent pour l’abrogation du pacte, animés par leur amour pour les liens familiaux, et ALLAH finit par mettre un terme à cette situation en faisant dévorer le parchemin par des termites, mis à part la partie mentionnant Son Nom, et ainsi la mise en quarantaine fut levée.


Les Quraychites se rendent une dernière fois auprès d’Abu Talib

Abu Talib, très affaibli par toutes les épreuves de ces dernières années, particulièrement les années du blocus, tomba gravement malade, et les polythéistes décidèrent donc de lui parler une ultime fois avant qu’il ne meure pour négocier avec son neveu, de peur que les autres arabes ne les accusent d’opportunisme en agissant contre le prophète sas une fois que son protecteur serait décédé.
Une délégation de 25 hommes, dont Abu Jahal, Abou Soufyan et Otba ibn Rabi’a, fit donc la proposition de vivre avec une politique de concession mutuelle et surtout de coexistence pacifique à l'Envoyé d'ALLAH sas . Mais il leur fit à son tour une offre : leur donner la souveraineté sur les Arabes et les Non Arabes, à la seule condition qu’il atteste de l’Unicité d’ALLAH et qu’ils n’adorent que Lui. Cette proposition fit bien rire les polythéistes qui repartirent ayant bien compris que le prophète sas ne changerait jamais d’avis. Au sujet de cette rencontre, ALLAH fit descendre les versets 1 à 7 de la sourate 38 « Sâd ».


L’année du chagrin

La mort d’Abu Talib

Six mois après la fin du blocus, le prophète sas est venu voir son oncle juste avant sa mort, pour essayer de le sauver de l’enfer en lui faisant dire la shahada mais Abu Jahl et ‘Abdullah ibn Abu Umayya étaient aussi présents et ne faisaient que le mettre en garde d’abandonner la religion de ‘Abdul Muttalib. Il finit par mourir au mois de Rajab de la dixième année de la mission prophétique en réitérant son attachement à la religion de ses ancêtres et le prophète sas lui jura alors de demander pardon pour lui à ALLAH, jusqu’à ce que ça lui fut interdit par les versets 113 de la sourate 9 et 56 de la sourate 28.


Khadija retourne auprès de Dieu

Quelques mois après la mort d’Abu Talib, ce fut au tour de sa femme Khadija de mourir à l’âge de 65 ans. Cette perte affecta énormément l’envoyé d’ALLAH car elle l’avait soutenu depuis le début, l’avait constamment aidé dans la propagation de l’Islam et lui avait donné tous ses enfants ; il nomma cette année « l’année du chagrin et du deuil ».

Le mariage du Prophète avec Sawda

Lorsque Sawda revient d’Abyssinie où elle s’était réfugiée avec son mari, mort là bas, le prophète sas la demanda en mariage au mois de Chawwal, et ce fut sa première épouse après la mort de Khadija.


Patience et persévérance


Voici quelques motivations expliquant la patience et la fermeté des musulmans face aux épreuves qui les touchaient :

Arrow Une véritable conscience d’ALLAH et une conviction totale et inébranlable en Son Unicité
Arrow L’amour sans réserve à l’égard de l’envoyé d’ALLAH
Arrow Le sens de la responsabilité vis-à-vis du reste de l’humanité concernant la transmission du message de l’Islam
Arrow Une foi inébranlable en la réalité de l’Au-Dela
Arrow L’importance du Quran, ne faisant que les raffermir et les guider
Arrow Le succès annoncé à maintes reprises par ALLAH et Son prophète





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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Jeu 16 Juil - 23:52

asalam

La troisième phase : prêcher l’Islam en dehors de la Mecque
Au mois de Chawwal de la dixième année, l’envoyé d’ALLAH sas partit à pied en compagnie de Zayd ibn Haritha pour At-Taif afin d’y inviter les gens à l’Islam. Toutes les hautes personnalités de la ville refusèrent son appel, le méprisant totalement, et il finit par se faire chasser par les sots et les esclaves, à coup d’insultes et de jets de pierres.
Blessé physiquement et moralement et totalement découragé, le prophète sas se réfugia dans un verger appartenant aux fils de Rabi’a, où il invoqua ALLAH du plus profond de son cœur, pour Lui faire part de sa tristesse et de son impuissance, et il lui demanda Son Aide. Le Secours Divin survint alors sous plusieurs formes :

Arrow ‘Addas, l’esclave chrétien de ses hôtes attesta sa qualité de prophète, après que celui-ci ait fait mention de Yunus sas , prophète originaire de la même ville que l’esclave.
Arrow A Qarn Al Manâzil ALLAH lui envoya Jibril accompagné de l’Ange des montagnes, et ce dernier lui proposa d’ensevelir la Mecque à l’aide des deux monts avoisinants, mais il refusa avec l’espoir que naitront de cette cité des hommes soumis à ALLAH, l’Unique.
Arrow Avant son retour à la Mecque, il resta quelques jours dans la vallée de Nakhla, où un groupe de Jinns se convertit après avoir écouté sa lecture des versets du Quran, comme cela est rapporté dans les versets 29 à31 de la sourate 46 et 1 à 2 de la sourate 72.
Arrow Enfin, après maints refus, il trouva la protection nécessaire pour rentrer à la Mecque dans la personne d’Al Mut’im ibn ‘Adiyy.


L’Envoyé d’ALLAH sas expose l’Islam aux tribus et aux individus

A l’occasion de la saison du pèlerinage de la dixième année, le prophète sas profita pour inviter une fois de plus les différentes tribus arabes présentes, mais il n’essuya, une fois de plus que des échecs, ceux-ci restant obstinés et fermement attachés à leur Shirk.
En revanche, plusieurs contacts individuels portèrent leurs fruits parmi eux l’on retrouve :
Arrow Suwwayd ibn Samit, poète originaire de Médine, qui se convertit après avoir écouté des versets du Quran que le prophète lui a récité en réponse aux paroles tirées de la sagesse de Loqman qu’il lui avait adressé.
Arrow Iyyas ibn Mu’adh membre de la tribu des Aws, fut immédiatement réceptif à l’appel de Muhammad sas quand il vint s’adresser à sa tribu qui elle, le refusa ; et il mourut musulman de retour à Médine
Arrow Abu Dharr Al Ghifari appris l’existence de l’islam par la conversion des deux personnes précitées, et il se rendit lui-même à la Mecque afin de rencontrer le messager d’ALLAH sas , et se convertit immédiatement affichant sa foi avec fierté, ce qui lui valut de se faire frapper par les polythéistes.
Arrow At Tufayl ibn ‘Amru Ad-Dawsi, poète et chef des Daws, tribu proche du Yémen, vint à la rencontre du prophète sas après qu’il eut entendu des bribes du Quran, et ce, malgré les mises en garde des Quraychites. Il se convertit après que l’Islam lui fut présenté et des versets du Quran récités et bénéficiant d’une haute position parmi son peuple, il les invita à l’Islam de retour chez lui et son appel fut couronné de succès.
Arrow Dumad Al Azdi, originaire du Yémen et spécialiste de la Ruqqayya se convertit lui aussi après avoir entendu le Quran.


Un vent d’espoir en provenance de Médine
L’année suivante, lors du pèlerinage de la onzième année, le prophète sas réitéra son appel aux tribus arabes, en allant de nuit, à leur rencontre. Des membres de la tribu de Khazraj, originaire de Médine et alliés des Juifs, se convertirent car ils se rappelèrent l’annonce de la venue imminente d’un prophète par les juifs. Ils s’attelèrent alors à prêcher l’Islam chez eux avec succès, espérant que ce Message puisse unir leur peuple, alors déchiré par les conflits.

Le mariage du prophète avec ‘Aicha
La même année au mois de Chawwal, le prophète sas se maria avec ‘Aicha alors âgée de six ans et le mariage ne fut consommé qu’à ses neuf ans, à Médine.


Le voyage Nocturne et l’Ascension

Quelques mois avant l’émigration à Médine, eut lieu un évènement extraordinaire, le Voyage Nocturne (Al Isra) du prophète sas jusqu’à Jérusalem, suivi par son Ascension à travers les Cieux (Al Mi’raj).

En ce qui concerne le Voyage Nocturne, l’Envoyé d’ALLAH sas accompagné de l’Ange Jibril fut transporté de la Mosquée Sacrée à Masjid al Aqsa à Jérusalem sur un animal nommé Al Buraq. Là bas il dirigea une prière dont l’assemblée était composée de tous les prophètes envoyés aux hommes.

Il fut ensuite transporté de Ciel en Ciel par le même animal, rencontrant à chaque étage un prophète sas qui le saluait et confirmait sa foi en sa Mission, notamment Adam sas au premier Ciel et Ibrahim sas au 7e Ciel. Il fut ensuite emmené au Lotus de la Limite et vit la Maison Peuplée, lieu de circumambulation similaire à la Ka’ba mais pour les anges. Ce fut alors qu’il eut le privilège d’être transporté à proximité d’ALLAH, qui lui prescrit alors cinquante prières ; mais sur les conseils de Mussa sas , il invoqua ALLAH à plusieurs reprises pour que ce nombre soit baissé jusqu’à atteindre cinq prières, selon le décret d’ALLAH.
Lors de ce voyage, Jibril lava une seconde fois le cœur du prophète sas avec de l’eau de Zamzam ; ce dernier passa une épreuve avec succès à savoir choisir entre une coupe de lait et de vin représentant respectivement le bien et le mal ; il vit aussi deux fleuves, le Nil et l’Euphrate symbolisant les régions qui répondront favorablement à l’appel de l’Islam ; et l’envoyé d’ALLAH sas put aussi voir l’ange Malik, gardien de l’enfer et certains châtiments réservés à ses habitants.

Ce voyage suscita bien entendu beaucoup de moqueries et de doute parmi les polythéistes, malgré que le prophète sas ait eu des preuves de ce voyage, notamment pouvoir décrire avec exactitude la mosquée de Jérusalem mais aussi avec des indications concernant les caravanes arrivant prochainement à la Mecque. En dépit de cela, ils restèrent dans leur égarement, contrairement aux croyants dont cet évènement renforça la Foi, d’ailleurs Abu Bakr attesta de la véracité des propos de Muhammad sas avant même de l’avoir vu, d’où son nom As-Siddiq.

Par ce voyage ALLAH a voulu montrer Ses Signes à Son Envoyé sas , comme IL l’a fait pour les autres. D’autre part la sourate AL Isra, référent à cet évènement, met en avant le changement de l’autorité religieuse, d’un peuple désobéissant, les Juifs, à un peuple se soumettant à l’Ordre d’ALLAH, ceux qui suivent Son Messager ; et par la même occasion ALLAH annonca la suprématie prochaine des musulmans sur Terre.



:saallam:


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Ven 17 Juil - 0:02

:ssalam:

oukhti oum yousra, dejà barakallahou fiki de ton soutien...
tu sais si tu m'as vu faire des appels aux soeurs, ce n'est en aucun cas par ostentation ou quoi que ca soit d'autre pour montrer aux soeurs le "beau" travail que j'ai accompli ! cela ne me regarde meme pas de savopir si une soeur lit ou non mon travail, j'ai d'ailleurs expliquée plus haut les raisons de ma motivation, mais justement je veux que les soeurs soient présente pour m'empecher de baisser les bras, car je sais que toute seule dans mon coin, shaytan (et mon nafs) auront vite fait de me faire abandonner...
et a travers la rubrique Quran a laquelle je suis inscrite je vois l'importance de soutien des soeurs, là ou chacune surveille l'autre pour verifier qu'elle garde le cap...
cette entraide est primordiale pour avancer dans la religion moi je veux juste que des soeurs gardent un oeil sur mon avancement, pas sur mon travail....

en tout cas un grand a tes do'a ma soeur, et qu'ALLAH te récompense de m'avoir envoyé un message de soutien, qui me fait chaud au coeur.

bousssssaaa


salam
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Ven 17 Juil - 15:11

salam2

Le premier serment d’AL ‘Aqaba

Lors du pèlerinage de la douzième année, douze médinois, vinrent prêter serment d’allégeance à l’Envoyé d’ALLAH sas dont cinq des six qui s’étaient convertis l’année passée, ce premier serment d’AL Aqaba fut plus tard appelé « serments des femmes ».

L’émissaire des musulmans auprès des médinois
Une fois ce serment conclu, le prophète sas envoya un émissaire à Médine afin d’y propager l’Islam à ceux qui y étaient réceptifs. Ce rôle d’ambassadeur fut attribué à Mus’ab ibn ‘Umayr Al ‘Abdari dont l’action et la ferveur pour sa mission amena la quasi-totalité des tribus des Ansars à se convertir.
On peut retenir de ce passage la conversion de deux personnes éminentes des ‘Abd Al Achhal, dont Sa’d ibn Mou’adh, qui tentèrent tour à tour de chasser l’émissaire mais furent tour à tour séduits par ses paroles et les versets qu’il leurs récita.


Le second serment d’Al Aqaba
Le second serment d’Al Aqaba, aussi appelé « le Grand Serment d’Al Aqaba », eut lieu lors de la treizième année dans une nuit au milieu de la période de Tachriq où 75 convertis médinois dont 2 femmes prêtèrent serment d’allégeance au prophète sas . Lors de cette rencontre, avant que le serment ne soit prêté, l’oncle du prophète sas Al ‘Abbas prit la parole pour mettre en garde les médinois contre le fait d’accorder leur soutien à l’envoyé d’ALLAH sas ce jour si c’était pour abandonner plus tard, mais ceux-ci étaient fermement décidés à conclure ce pacte. De même, un membre des médinois, vraisemblablement As’ad ibn Zurara, prit la parole pour s’assurer que ses semblables étaient sûrs de leur choix, leur rappelant la nécessité de combattre les autres Arabes, et la probable perte de biens et d’hommes. Cependant ils acceptèrent tous ces conditions, en particulier défendre et protéger le prophète comme ils protégeraient leurs familles et leurs propres personnes et ce, en échange du Paradis.
A l’issue de la conclusion du serment, douze médinois, 9 de la tribu des Khazraj et 3 de la tribu des Aws, furent désignés comme représentants pour veiller à l’application des articles du serment.
En apprenant cette nouvelle, les Quraychites comprirent l’importance des conséquences que cela allait engendrer et ils tentèrent de dissuader les médinois de respecter leur engagement, mais ils n’eurent pour toute réponse que la négation des médinois païens qui, eux, n’étaient pas au courant de la rencontre.

Les cinq articles du pacte étaient :
Arrow Ecouter et obéir en toutes circonstances
Arrow Dépenser de ses biens pour la cause de l’Islam dans l’aisance ou dans la gêne
Arrow Commander le convenable et interdire le blâmable
Arrow Ne craindre la désapprobation de personne quand il s’agit de défendre la cause d’ALLAH
Arrow Défendre et protéger le Prophète sas comme sa propre famille


Les premières émigrations
Dans les deux mois qui suivirent le grand Serment d’Al Aqaba la majorité des musulmans avait pris le chemin de Médine et ceux qui avaient émigrés en Abyssinie les rejoignirent. Conscients des conséquences de ce départ, les Mecquois tentèrent tant bien que mal de les en empêcher : lors du départ d’Abu Salama par exemple, ils séquestrèrent sa femme et son enfant, qui le rejoignirent plus tard en faisant le trajet seuls quand les ravisseurs finirent par avoir pitié d’eux ; un autre exemple est celui de Suhayb qui se délesta de toute sa fortune au profit des mécréants pour qu’ils le laissent partir et au sujet duquel le Prophète sas a dit : « Il a gagné ». D’autres comme Abu Jahl firent le voyage jusqu’à Médine pour ramener les membres de leurs familles par des ruses machiavéliques.
L’envoyé d’ALLAH sas et son fidèle ami Abu Bakr restèrent à la Mecque mais avaient pris leurs dispositions pour s’en aller n’attendant que l’ordre d’ALLAH pour émigrer.


Dar An Nadwa « Le parlement de Quraych »
Désarmés face à cette situation, menaçante pour leur économie, leur autorité et leur bien être, les Mecquois organisèrent alors au mois de Safar de la quatorzième année de la mission prophétique, une réunion exceptionnelle au Parlement de la Mecque, rassemblant des membres de toutes les tribus de Quraych, afin de discuter de la manière dont il pourrait se débarrasser du prophète sas , et enrayer ainsi la propagation de l’Islam. Sheytan s’invita à la réunion sous la forme d’un honorable et curieux vieillard désireux de les aider. Après maintes et maintes propositions, Abu Jahl trouva la solution qui fut unanimement acceptée : réunir un jeune de chaque tribu qui agresseront le prophète sas en le poignardant simultanément, ainsi il n’y aurait pas de vengeance possible seulement le prix du sang à payer.



:saallam:


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Sam 18 Juil - 23:04

salam

Le départ du prophète pour Médine

ALLAH envoya Jibril à Son Envoyé sas pour le prévenir du complot qui se tramait, et lui donner par la même occasion la permission d’émigrer. Après avoir préparé minutieusement son départ, le Prophète sas demanda à ‘Ali de dormir dans son lit à sa place (lui garantissant la protection d’ALLAH), alors que lui-même quitta subrepticement sa demeure, en jetant une poignée de poussières qui aveugla les comploteurs qui attendaient qu’il sorte le matin pour le tuer, tout en récitant le verset 9 de la sourate Yasin : « Nous plaçâmes devant eux un barrage, et derrière eux un barrage. Nous les couvrîmes ainsi d’un voile et voilà qu’ils ne voient plus rien. »
Ainsi le prophète sas réussit à s’enfuir en compagnie d’Abu Bakr en direction du Yémen et ils s’abritèrent au bout de quelques kilomètres dans la grotte de Thawr, de la montagne du même nom, où son noble compagnon prit soin de lui. Ils suivirent dans un premier temps cette direction, opposée au chemin menant à Médine, afin que les Mecquois ne puissent pas retrouver leurs traces. Mais ceux-ci déployèrent des pisteurs dans toute la région afin de leur mettre la main dessus, et certains d’entre eux atteignirent même l’entrée de la grotte, mais ne les virent pas puisque le prophète sas et Abu Bakr étaient « deux personnes, Dieu [étant Leur] troisième compagnon ». Ils restèrent dans la grotte trois jours et nuits durant lesquels plusieurs personnes leur rendirent visite pour les tenir informés de la situation à la Mecque et les ravitailler, notamment Abdullah ibn Abi Bakr, et ‘Amir ibn Fuhayra l’affranchi d’Abu Bakr.

Au bout du troisième jour, ‘Abdullah ibn Urayqit, un homme de confiance de Abu Bakr, encore polythéiste, leur amena les deux chameaux nécessaires au voyage, et il les guida vers Médine en empruntant des chemins jusqu’alors jamais foulés.

Plusieurs évènements marquèrent cet épuisant voyage, notamment la conversion de Suraqa ibn Malik qui les avait poursuivi avec l’intention de les capturer pour obtenir seul la rançon promise par les Mecquois et avait réussi à les rattraper avec son cheval, mais ALLAH ouvrit son cœur à l’Islam et il repartit alors à la Mecque afin de brouiller les pistes.

Il est aussi à noter la rencontre avec Umm Ma’bad Al Khuza’iyya, chez qui ils firent halte et qui n’avaient rien à leur offrir à cause de la sécheresse, mais par une bénédiction d’ALLAH, le prophète sas après avoir demandé la permission à leur hôte a trait la seule brebis présente, et obtint du lait en abondance, à la grande stupeur de Um Ma’bad, et de son mari qui rentra plus tard alors que les voyageurs étaient déjà repartis.

Lors de ce voyage une autre conversion eut lieu, celle d’Abu Burayda de la tribu d’Aslam, et 70 de ses hommes, réjouis par l’espoir d’une paix prochaine.

Et ce fut enfin le 8 Rabi’ Al Awwal que le prophète sas arriva à Quba’, acclamé par les croyants qui l’avaient patiemment attendu et l’accueillir avec ferveur ; ALLAH révéla « Dieu est alors Son protecteur ainsi que Jibril, les vertueux parmi les croyants, de même que les anges, tous sont là après cela pour le soutenir » (66, 4). Il demeura durant quatre jours chez l’un des chefs des ‘Amr ibn ‘Awf, puis, escorté par les Beni An Najjar, il se dirigea vers Yathrib, appelée depuis ce jour « Madinatu Ar Rassul ».

Là-bas, chacun voulu accueillir le prophète sas chez lui, et par souci d’équité il laissa alors cheminer sa chamelle sans rênes, « sous l’ordre d’ALLAH », jusqu’à ce qu’elle s’agenouille dans un quartier habité par les Beni An Najjar, où son hôte fut son plus proche parent, Abu Ayyub Al Ansari.

Quelques jours plus tard, son épouse Sawda, deux de ses filles et la maison d’Abu Bakr au complet arrivèrent à Médine. Bilal et Abu Bakr quand à eux, furent éprouvés par la fièvre, et l’Envoyé d’ALLAH sas invoqua alors ALLAH pour qu’Il bénisse Médine et la rende salubre.


La vie à Médine


Trois phases découpent l’ère médinoise :

Arrow Une phase de trouble se terminant par la signature du traité de paix d’Al Hudaybiyya
Arrow La trêve avec le pouvoir païen, se terminant par la conquête de la Mecque
Arrow La conversion de masse à l’Islam prenant fin avec la mort de l’Envoyé d’ALLAH sas


La première phase : la situation à Médine au moment de l’émigration
Le but principal de l’émigration, rappelons-le, en plus de permettre aux musulmans d’échapper à la tyrannie des Mecquois, est de fonder une société nouvelle, dans un lieu propice à son développement.

Le prophète sas , eut à traiter à Médine avec trois types de personnes :

Arrow Les compagnons de l’envoyé d’ALLAH sas comprenant les Muhajirun, les émigrés mecquois, et les Ansars, les auxiliaires médinois, étaient sa préoccupation numéro un : en effet il devait les éduquer et consacrer son temps à la mise en place de cette nouvelle société basée sur les règles de la nouvelle législation qu’ALLAH descendait au fur et à mesure.
Arrow La majorité des polythéistes médinois, étaient tout à fait neutre avec les musulmans, en étant même plutôt sceptique à l’égard de leur propre religion et beaucoup se convertirent. Par contre, une autre catégorie constituée d’hypocrites s’était « convertie » tout en ayant une haine profonde à l’égard des musulmans.
Arrow Les juifs étaient ceux qui étaient les plus sceptiques à l’arrivée des musulmans et étaient gênés par cette religion prônant le licite et dédaignant l’illicite, menaçant ainsi fortement la haute position qu’ils avaient réussi à atteindre dans la société médinoise, grâce à la zizanie qu’ils semaient au sein des tribus rivales, et de leurs pratiques usuraires. Ils allèrent même jusqu’à renier l’un de leurs chefs les plus éminents tout en le méprisant du fait de sa conversion à l’Islam.

Il y avait trois tribus principales : les Beni Qaynuqa’ alliée des Khazraj, et les Beni Qurayza et An-nadir, alliées des Aws.



salam


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Dim 19 Juil - 20:16

salam

L’établissement d’une société nouvelle


Une fois installés, la première chose à faire était de construire une Mosquée, et cela fut fait à l’endroit où la chamelle du prophète sas s’était agenouillée, après que le terrain ait été racheté à ses propriétaires et nettoyé de fond en comble, notamment par l’exhumation des tombes des polythéistes. L’Envoyé d’ALLAH sas participa lui-même à la construction de la mosquée faite en briques et pierres. Accolées à la mosquée furent aussi construites des chambres pour la famille du Prophète sas .
Cette mosquée, n’était pas un simple lieu de prières mais le centre de vie de la société musulmane, où tout se passait, avec même une chambre réservée aux personnes démunies et sans domicile.

Une réunion de 90 hommes eut lieu chez Anas ibn Malik une fois les constructions achevées, et un pacte de fraternité y fut scellé entre les Ansars et les Muhajirun, prônant l’altruisme, la consolation et la bienveillance entre frères en ALLAH ; mais aussi l’abolition de l’esprit de clan, et la mise en avant de l’égalité des musulmans aux yeux d’ALLAH, peu importe les origines, la couleur, etc avec comme seule différenciation possible la crainte d’ALLAH.


Une constitution islamique

L’établissement d’une constitution était nécessaire pour régir les affaires de la société nouvelle, afin d’éviter tout retour aux anciennes mœurs. La constitution comprenait des articles, tels que l’entraide ou la solidarité des musulmans dans les affaires les opposants aux mécréants, mais aussi en cas de rançon ou de prix du sang à payer. Il était aussi fait mention de la loi du talion, mais en grande majorité, il s’agissait d’unir les musulmans, au sein d’une même communauté, à l’exclusion de tous les autres et enfin, un dernier point très important est le fait que les musulmans devaient s’en remettre à ALLAH et à Son Envoyé sas en cas de divergence de points de vue.

Le prophète sas , véritable modèle pour les Compagnons à tous les niveaux, a passé sa vie à leur transmettre les bonnes manières et comportements, et les hautes qualités morales qui faisaient de lui cet homme si spécial. Parmi les hadiths, on retrouve des paroles emplies d’une grande sagesse telles que :

« L’un d’entre vous ne sera véritablement croyant tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même »
« Le croyant par rapport au croyant est comme l’édifice dont tous les éléments se soutiennent »
« Soyez miséricordieux envers les habitants de la Terre, Celui qui est dans les cieux vous sera miséricordieux »

L’envoyé d’ALLAH sas , appelait les gens à multiplier les œuvres de bien comme l’aumône par exemple, qui « efface les péchés tout comme l’eau éteint le feu ».
Grâce à la mise en pratique de toutes ces recommandations les compagnons du Prophète sas devinrent les meilleurs des hommes après les prophètes, et ne peuvent être surpassés, et c’est pourquoi nous devons nous attacher à les suivre et leur ressembler.


Un pacte de coopération et de non-agression avec les Juifs


Une fois l’unité des musulmans bien ancrée au sein de cette nouvelle société, l’envoyé d’ALLAH sas s’attacha à établir des relations stables avec les non musulmans, en particulier les juifs qui étaient leurs plus proches voisins, afin de garantir la sécurité et la paix pour tous. La visée de cette démarche basée sur la tolérance était d’établir un esprit de coopération harmonieuse dans la vie de tous les jours mais aussi en cas de guerre avec un ennemi commun. Tout ceci fut mit par écrit dans les différents articles du pacte que les deux parties conclurent.

Le prophète sas sur le champ de bataille

‘Abdullah ibn ‘Ubbay ibn Salul, qui avait perdu sa royauté à l’arrivée du prophète sas , était en secret son ennemi juré ; c’est lui qui fut contacté clandestinement par les Quraychites de plus en plus irrités par cette situation. Ils lui posèrent un ultimatum : combattre ou expulser Muhammad sas faute de quoi ils lanceraient une campagne militaire contre Médine ; mais à chaque fois l’envoyé d’ALLAH sas éteignait le feu de la guerre par ses paroles, et les partisans du traitre fléchissaient dans leur motivation.

Quraych menace les Muhajirun

La menace d’attaque des Quraychites persisant et des complots se tramant en secret, des mesures de sécurité furent prises et un état d’alerte instauré. Les musulmans ne se séparaient pas de leurs armes car ils étaient tous des cibles potentielles pour les ennemis de l’Islam, et des gardes se postaient même devant la maison du prophète sas , jusqu’à ce qu’ALLAH se chargea Lui-même de cette protection après avoir descendu les versets suivants « ALLAH te préserve des humains » (5, 67)


salam


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Lun 20 Juil - 21:02

salam2

Je vois que tu avances bien....


qu'Allah t'assiste


:roseee:
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Mar 21 Juil - 22:47

salam2

pour vos 'adiyat et barakallahu fikunna pour votre soutien les soeurs

L’autorisation de combattre les polythéistes
Au vu de cette menace permanente planant sur les musulmans, ALLAH autorisa les musulmans à prendre les armes contre les mécréants dans le verset suivant :
« La permission de se défendre est donnée à ceux qu’on combat en pure injustice, et ALLAH est parfaitement capable de leur donner la victoire » (22, 39)
Mais pour commencer, le prophète sas commença à établir son contrôle sur les routes commerciales menant à la Mecque, en concluant des pactes de non agression avec les tribus habitants tout du long, et en envoyant des détachements pour surveiller les points stratégiques.


Les expéditions (Ghazwa) et les détachements de reconnaissance (Sariyya) précédant la bataille de Badr
L’activité militaire des musulmans débutèrent par des patrouilles de reconnaissance, qui servaient aussi à montrer leur force, et ainsi dissuader les Quraychites et les autres arabes de les attaquer.
Voici le résumé des différentes missions :
Arrow L’expédition de Sayf Al Bahr – Ramadan, an 1 – dirigée par Hamza ibn Abdul-Muttalib à la tête de 30 Muhajiruns, avait pour but d’intercepter une caravane Quraychite ; un affrontement faillit éclater mais fut évité grâce à un homme qui s’ interposa entre les deux camps.
Arrow L’expédition de Batn Rabigh – Chawwal, an 1 – menée par ‘Ubayda ibn Al Harith ibn Al Muttalib avec 60 cavaliers Muhajiruns contre la caravane d’Abu Sufyan ; il y eut des tirs de flèches mais pas de combat.
Arrow L’expédition d’Al Kharrar - Dhul Qi’da, an 1 – menée par Sa’d ibn Abu Waqqas avec 20 cavaliers, ils ne trouvèrent pas les chameaux de Quraych qu’ils cherchaient.
Arrow L’expédition de Waddan – Safar, an 2 - dirigée par l’Envoyé d’ALLAH sas lui-même à la tête de 70 hommes en majorité muhajirun, leur but était d’intercepter une caravane de chameaux mais ils ne la trouvèrent pas.
Arrow L’expédition de Buwat – Rabi’ Al Awwal, an 2 – menée par l’Envoyé d’ALLAH sas à la tête de 200 hommes pour intercepter une caravane de 2500 chameaux déjà partie à leur arrivée au lieu indiqué.
Arrow L’expédition de Safawan – Rabi’ Al Awwal, an 2 – aussi appelé Badr la première, fut lancée en vue de combattre des agresseurs polythéistes qui avaient volés du bétail aux Médinois.
Arrow L’expédition de Dhul ‘Uchayra – Jumada Al Ula-Jumada Al Akhira, an 2 – où le Prophète sas sortit à la tête de plus d’une centaine de volontaires pour intercepter une caravane, mais celle-ci avait déjà pris le chemin de Syrie depuis plusieurs jours.
Arrow Le détachement de Nakhla composé de 12 hommes pris le départ au mois de Rajab de l’an 2, leur but étant de se renseigner et surveiller les caravanes de la Mecque. Là bas, les compagnons se mirent d’accord pour attaquer une caravane malgré le caractère sacré du mois dans lequel ils étaient, et un des polythéistes mourut dans le combat, et deux autres furent capturés. Le prophète sas désapprouva cet acte, il libéra les prisonniers et paya le prix du sang pour la victime. Les polythéistes profitèrent de cette erreur pour calomnier et discréditer les musulmans, mais ALLAH fit descendre le verset suivant :
« Ils t’interrogent sur les mois sacré : « Y est-il permis de combattre ? » Dis : « Combattre y est un grand péché et repousser les gens du Chemin de Dieu qu’on renie, les repousser de la Mosquée Sacrée et en expulser ses familiers sont pour ALLAH un plus grand péché. La subversion est pire que le meurtre » (2, 217)

Après l’évènement de Nakhla, ALLAH fit descendre des versets donnant l’ordre aux musulmans de combattre leurs opposants au mois de Cha’ban de l’an 2 :
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs! Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes. » (2, 190-193), puis sur les règles régissant le combat :
«Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c’est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. Il les guidera et améliorera leur condition et les fera entrer au Paradis qu’Il leur aura fait connaître. Ô vous qui croyez! Si vous faites triompher (la cause d’) Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas » (47, 4-7). Et dans le même mois eut lieu le changement de direction pour la prière, qui permit de distinguer les vrais croyants des hypocrites, notamment parmi les Juifs.


L’expédition de Badr : La première bataille décisive dans l’Histoire de l’Islam
Les causes de l’expédition
Le prophète sas envoya deux émissaires pour observer les mouvements de la caravane qui leur avait échappé lors de l’expédition d’Al ‘Uchayra et qui était de retour de Syrie. Il s’avéra qu’elle contenait des biens d’une grande valeur et le prophète sas exhorta les musulmans à sortir pour se saisir des biens des Quraychites, afin de marquer un coup stratégique en vue de les affaiblir.
L’armée créée était composée d’environ 300 musulmans, divisés en deux bataillons : les Ansars en majorité, et les Muhajiruns et malgré une préparation en équipement laissant à désirer, l’organisation de l’armée était au point avec un compagnon pour commander chaque aile et un autre pour l’arrière garde avec bien sur l’Envoyé d’ALLAH sas au commandement général.
L’armée continuait de progresser en direction de Badr tandis qu’Abu Sufyan, qui dirigeait la caravane, était conscient du danger que représentait les musulmans. Et apprenant qu’ils étaient prêts à les attaquer, il dépêcha un homme pour aller solliciter le secours des Quraychites à la Mecque. Ceux-ci se préparèrent alors en toute hâte jusqu’à constituée une armée de mille trois cents hommes, suréquipée, et menée par Abu Jahl ibn Hicham. Ils étaient décidés à corriger les musulmans qui avaient osé s’attaquer à leur caravane comme le raconte les versets :
« Ils partirent de bonne heure décidés à user d’avarice [envers les pauvres], convaincus que cela était en leur pouvoir» (68, 25)
« Et ne soyez pas comme ceux qui sortirent de leurs demeures pour repousser la vérité et avec ostentation publique, obstruant le chemin d’Allah. Et Allah cerne ce qu’ils font » (8, 47)

En chemin, ils apprirent qu’Abu Sufyan avait réussi à ruser et échapper à l’embuscade des musulmans, mais par fierté, et particulièrement celle d’Abu Jahl, ils décidèrent de continuer leur expédition, sauf une fraction de trois cents hommes des Beni Zuhra qui rentra à la Mecque.
Une fois l’armée Mecquoise arrivée et son campement installé, le prophète sas comprit l’imminence d’un combat sanglant qu’il ne pourrait éviter, car cela aurait pour conséquence d’affaiblir voire de réduire à néant la progression de l’Islam. Face à cette situation critique, il réunit dans l’urgence un conseil militaire afin de consulter ses compagnons. Malgré quelques musulmans effrayés par cette confrontation – dont ALLAH parle d’ailleurs dans les versets : « De même, c’est au nom de la vérité que ton Seigneur t’a fait sortir de ta demeure, malgré la répulsion d’une partie des croyants. Ils discutent avec toi au sujet de la vérité après qu’elle fut clairement apparue; comme si on les poussait vers la mort et qu’ils (la) voyaient » (8, 5-6) – la grande majorité des musulmans, muhajirun et ansars confondus, réitéra sa volonté de suivre le Messager d’ALLAH sas peu importe ce qui les attendait, et il fut ému au plus au point par cet esprit de fidélité et de sacrifice.
Le camp de Quraychites fut localisé après une mission de reconnaissance, et deux hommes furent capturés et interrogés, d’abord par les Compagnons qui furent réprimandés pour leur mauvais comportement à l’égard des prisonniers, puis par le Prophète sas lui-même ; et grâce à ses questions, ils apprirent leur nombre ainsi que le nom de certains notables présents.
Cette nuit là, ALLAH purifia les musulmans par le biais d’une pluie dans le but de raffermir leurs cœurs et leurs pas et d’éloigner les susurrements du Diable, alors qu’au contraire cette pluie ralentit les polythéistes. Sur les conseils d’Al Hubab ibn Al Mundhir, les musulmans s’installèrent dans une position stratégique à proximité du puits le plus proche des Quraychites après avoir pris soin de boucher les autres. Enfin sur les conseils de Sa’d ibn Muadh, un centre de commandement servant aussi d’abri fut construit pour le Prophète sas afin qu’il puisse s’enfuir et continuer sa mission en cas de défaite.
Au matin, une dispute éclata parmi les Quraychites, en effet, ‘Utba ibn Rabi’a sur les conseils de Hakim ibn Hizam tenta de dissuader Abu Jahl de s’engager dans le combat, mais ce dernier aveuglé par sa fierté, refusa une nouvelle fois.
Après avoir donné ses ordres, le Prophète sas retourna dans son abri et les deux chefs ennemis invoquèrent ALLAH chacun de leur côté pour la victoire. Les confrontations furent déclenchées par un idolâtre, animé par le projet suicidaire de boire dans le bassin des musulmans jusqu’à ce qu’il se fasse tué par Hamza ibn ‘Abdul Muttalib. A partir de là, des duels se succédèrent les uns aux autres amenant toujours plus de pertes dans les rangs des polythéistes ; de rage, ils lancèrent alors une attaque mais la défense des musulmans était solide, et ne faisait qu’accroitre le nombre de pertes ennemies grâce à l’Aide d’ALLAH.
De son côté, l’envoyé d’ALLAH sas ne cessait de supplier ALLAH pour qu’IL lui donne la victoire car il craignait pour l’avenir de l’Islam. Il fit alors descendre des anges en renfort, dont Jibril, qui déferlèrent sur le champ de bataille afin de prêter main forte aux musulmans, comme le dit les versets :
«Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu’Il vous exauça aussitôt: «Je vais vous aider d’un millier d’Anges déferlant les uns à la suite des autres. » (…) Et ton Seigneur révéla aux Anges: «Je suis avec vous: affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. » (8, 9 et 12).
La ferveur des croyants ne faisait qu’augmenter au son des versets que le Prophète sas leur récitait pour les encourager. Et une contre attaque fut lancée alors que les Mecquois ayant perdu de leur vigueur, étaient envahis par la confusion, conscients qu’ils étaient en train d’essuyer une lourde défaite. Ils battirent alors en retraite, poursuivis par les musulmans, à l’exception d’Abu Jahl qui tentait en vain de remotiver ses troupes, et qui fini seul, par se faire tuer par deux jeunes combattants dénués de toute expérience mais animés par le désir de venger l’honneur de l’Envoyé d’ALLAH sas . Ibn Mas’ud mit définitivement fin aux jours du « pharaon de cette communauté », en le décapitant alors qu’il agonisait sans pour autant reconnaitre sa défaite et le Décret Divin.


La bataille de Badr ou les merveilles de la Foi

Cette bataille fut le résultat de plusieurs années de haine et de mauvais traitements que les Mecquois avaient infligés aux musulmans. Pourtant, le prophète sas demanda aux Compagnons d’être indulgents avec les gens de sa famille qui étaient venus combattre contre leur gré, au grand étonnement de Abu Hudhayfa qui fut sévèrement réprimandé par ‘Umar ibn Al Khattab et qui regretta ses paroles. D’autres compagnons furent aussi indulgents à l’égard de certains Mecquois, à l’exemple d’Abdur-Rahman ibn ‘Awf, qui fut pris de pitié par Umayya ibn Khalaf et son fils, du fait des liens d’amitié qui l’avaient auparavant liés à lui, et il les prit alors comme prisonniers ; mais Bilal qui avait été le souffre douleur d’Umayya ne put se résoudre à accepter cette situation, et demandant vengeance, les musulmans se ruèrent alors sur le polythéiste et le tuèrent.
Certains compagnons eurent au contraire des comportements très durs même à l’égard de leurs proches à l’image de ‘Umar ibn Al Khattab ou d’Abu Bakr, d’autres ne souhaitèrent même pas qu’il y ait des prisonniers préférant voir les mécréants tous morts.
Le bilan de cette bataille fut 14 morts pour les musulmans et 70 pour les Quraychites et autant de prisonniers ; après d’avoir été dépouillés de leurs biens, les cadavres des mecquois furent jetés dans un des puits de Badr.


Les réactions de la Mecque

Les Mecquois qui avaient pris la fuite, rentrèrent chez eux honteux et remplis de chagrin suite à cette défaite, et le reste de leurs compatriotes restés à la Mecque ne revenaient pas de cette nouvelle. Ce n’est que peu de temps après qu’Abu Lahab mourut, d’un coup porté à la tête par la femme d’Al ‘Abbas, qui ne supporta pas que celui-ci frappe l’affranchi du prophète sas qui s’était réjoui de l’heureuse nouvelle de l’aide des Anges.

La nouvelle de la victoire parvient à Médine
Deux émissaires, dont Zayd ibn Haritha, furent dépêchés vers Médine pour annoncer la bonne nouvelle aux musulmans – alors qu’il venait d’enterrer Ruqayya la fille du Prophète sas – , ceux-ci furent remplis de joie et louèrent à ALLAH alors que les hypocrites tentèrent une fois de plus de lancer des rumeurs fabriquées de toute pièce.
Avant de rentrer, une querelle éclata entre les soldats à propos du partage du butin, ALLAH fit alors descendre le verset :
« Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis: «Le butin est à Allah et à Son messager.» Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants. » (8, 1)
qui y mit immédiatement fin, et le butin fut réparti également entre tous les combattants après qu’un cinquième ait été prélevé pour ALLAH et Son Messager sas . Sur le chemin du retour, deux criminels de guerre furent exécutés : An Nadr ibn Al Harith et ‘Uqba ibn Abu Mu’ayt.
Dès leur arrivée à proximité de Médine, les gens acclamèrent la petite armée, qui resta malgré cela très modeste, et un grand nombre de médinois se convertirent alors à l’Islam réalisant que le Prophète sas était puissant et qu’il les emmènerait loin.
Après s’être installés, un débat fut ouvert sur le sort réservé aux prisonniers, et c’est l’avis d’Abu Bakr qui fut retenu : demander une rançon. Le lendemain, les versets suivants avaient été révélés :
« Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d’avoir prévalu [mis les mécréants hors de combat] sur la terre. Vous voulez les biens d’ici-bas, tandis qu’Allah veut l’au-delà. Allah est Puissant et Sage. N’eût-été une prescription préalable d’Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris.» (8, 67-68)
réprimandant les musulmans d’avoir fait des prisonniers et le verset 14 de la sourate Mohammad, donna tout de même raison à la proposition d’Abu Bakr. Les rançons variaient selon la situation financière des familles et ceux qui n’avaient pas les moyens devaient instruire 10 enfants avant d’être libre, le reste fut relâché.


La Bataille de Badr dans le Coran
La sourate 8 « Le butin » fut révélée à l’occasion de la bataille de Badr, commentant ainsi les faits de manière objective, afin que la vérité ne soit pas altérée et rappelant aux musulmans la nécessité de s’en remettre à ALLAH mais aussi de corriger les défauts qui persistaient dans leurs comportements. Il y est aussi question des codes qui régissent la guerre, bien différents de ceux de l’époque antéislamique.
Lors de cette deuxième année de l’Hégire, le jeûne du mois de Ramadan et la zakat clôturant sa fin furent aussi prescrits, et les musulmans célébrèrent dans la joie cette grande fête qu’est l’Aid, comme il est mentionné dans le verset :
« Et rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux, opprimés sur terre, craignant de vous faire enlever par des gens. Il vous donna asile, vous renforça de Son secours et vous attribua de bonnes choses afin que vous soyez reconnaissants. » (8, 26).



:saallam:


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Sam 25 Juil - 11:44

salam2

L’activité militaire entre les batailles de Badr et Uhud
Badr constitue donc la première confrontation armée des musulmans, et elle fut couronnée par une victoire, cependant cela posa problème à plusieurs catégories de gens :
Arrow Les polythéistes, humiliés par la défaite
Arrow Les juifs, craignant pour leur position sociale et économique
Arrow Les bédouins du désert proche de Médine, redoutant de perdre la liberté nécessaire à leurs pratiques illégales
S’en suivirent alors hypocrisie, complots, hostilités déclarées et appels à la vengeance, tout cela dans le but d’anéantir le mouvement de l’Islam. Mais le Prophète:sas: , grâce à une habileté empreinte de génie, parvint encore et toujours à enrayer tout danger potentiel.


L’expédition d’Al Kudr

Cette expédition fut lancée par surprise contre les Beni Sulaym de Ghatafan avant qu’ils n’aient pu agir, alors qu’ils préparaient une attaque contre les musulmans, et le butin fut conséquent car chaque soldat obtint 2 chameaux.


Une tentative de meurtre contre le Prophète sas

Deux polythéistes, Umayr ibn Wahb Al Juhmahi et Safwan ibn Umayya, se concertèrent secrètement pour monter un plan afin de mettre fin aux jours de Muhammad sas , le seul responsable du désastre de Badr. ‘Umayr partit alors pour Médine afin de mettre le plan à exécution, armé d’une épée empoisonnée et pendant ce temps Safwan se chargeait de sa famille et de ses affaires. Le prophète sas consentit à rencontrer le visiteur, bien protégé par ses compagnons qui étaient attentifs aux moindres mouvements du mecquois, et il l’informa de toute la conversation que celui-ci avait eu avec son acolyte avant de faire le voyage jusqu’à Médine. Sur ces révélations, ‘Umayr se convertit immédiatement, conscient que seul ALLAH avait pu informer Son Envoyé sas à ce sujet, car personne hormis eux n’avait assisté à la conversation ; Safwan qui était resté à la Mecque fut choqué par cette nouvelle.

L’expédition contre les Beni Qaynuqa
Concernant le pacte signé entre musulmans et juifs, les comportements des deux partis n’étaient pas les mêmes : tandis que les premiers s’attelaient à le respecter scrupuleusement, les juifs, eux, continuaient de comploter, à l’image de Chas ibn Qays. Il envoya un jeune réciter des vers rappelant l’époque des conflits aux deux tribus médinoises désormais unies, dans le seul but de semer la discorde entre eux. Mais le prophète sas était toujours là pour les exhorter et les aider à retrouver leurs esprits et se libérer des insufflations de Shaytan.


Les Beni Qaynuqa brisent le pacte conclu

Ne supportant plus cette situation, les juifs, en particulier la tribu des Beni Qaynuqa’, commencèrent alors à commettre ouvertement des actes provocateurs et hostiles et ce, en dépit des mises en garde du prophète sas , ils allèrent même jusqu’à faire l’éloge de leurs propres techniques de combat, déclarant en quelque sorte la guerre aux musulmans. Ce fait est mentionné dans le Quran dans les versets :
« Dis à ceux qui ne croient pas: «Vous serez vaincus bientôt; et vous serez rassemblés vers l’Enfer. Et quel mauvais endroit pour se reposer!») Il y eut déjà pour vous un signe dans ces deux troupes qui s’affrontèrent: l’une combattait dans le sentier d’Allah; et l’autre, était mécréante. Ces derniers voyaient (les croyants) de leurs propres yeux, deux fois plus nombreux qu’eux-mêmes. Or Allah secourt qui Il veut de Son aide. Voilà bien là un exemple pour les doués de clairvoyance ! » (3, 12-13).
La guerre fut réellement déclenchée par une provocation outrancière, les parties intimes d’une musulmane furent découvertes publiquement par un juif, qui fut aussitôt tué par un musulman, lui-même mis à mort par les Juifs.
Au mois de Shawwal de l’an 2, le prophète sas , assiégea durant 15 jours le quartier de ces juifs, jusqu’à ce que ceux-ci finissent par se rendre en acceptant le jugement de Muhammad sas . Après avoir saisi leurs biens, il les contraignit à s’exiler de Médine, sur les conseils pervers de l’hypocrite ‘Abdullah ibn ‘Ubbay, qu’il écouta uniquement par égard pour lui car il était converti depuis peu.


L’expédition d’As Sawiq
Au mois de Dhul Hijja de l’an 2, Abu Sufyan, animé par son désir de restaurer l’honneur des Quraychites, lança une campagne militaire sur Médine : seulement des raids nocturnes durant lesquels ils commettaient des actes de pirateries tels que brûler des palmiers, et ils tuèrent aussi deux musulmans. Le Prophète sas se lança à leur poursuite mais ils réussirent à s’échapper, car après s’être délestés de leurs provisions, notamment du Sawiq (bouillie sucrée a base d’orge), ils furent plus rapides.

L’expédition de Dhu Amar
Au mois de Muharram de l’an 3, ce fut au tour des Beni Tha’laba et des Beni Muharib de préparer une expédition contre les musulmans, mais une fois de plus, l’Envoyé d’ALLAH sas fit face à la menace et l’ennemi se dispersa dans la panique et il put ainsi montrer la force militaire des musulmans.

La mise à mort de Ka’b ibn Al Achraf
Le plus hostile des Juifs était Ka’b ibn Al Achraf, il ne cessait d’appeler les siens et les Quraychites à prendre les armes contre les musulmans. Poète à ses heures, il mena aussi une campagne de calomnie notamment à l’encontre des femmes musulmanes et la situation devint tellement insupportable que le prophète sas demanda à ses compagnons de tuer le provocateur. Muhammad ibn Maslama et Abu Na’ila, le frère de lait de Ka’b, s’en chargèrent par la ruse : ils prétextèrent un prêt auprès de Ka’b avec comme gage armes et compagnons. Ils purent ainsi venir chez lui une nuit sans qu’il ne soupçonne quoi que ce soit, et il fut tué par les compagnons de Abu Na’ila qui rapportèrent sa tête à l’Envoyé d’ALLAH sas . Cette histoire eut un impact considérable sur les relations des musulmans avec les juifs, car ces derniers comprirent enfin que le Prophète sas n’hésiterait plus à passer à l’action s’ils n’écoutaient pas ses avertissements.

L’expédition de Buhran
Cette expédition eut lieu au mois de Rabi’ Ath Thani de l’an 3, mais il n’y eut aucune confrontation.

Détachement de cavalerie conduit par Zayd ibn Haritha

Cette campagne fructueuse se déroula au mois de Jumada Al Akhira de l’an 3. L’été arrivant, les Mecquois se réunirent afin de trouver une route sûre pour faire leur commerce en Syrie, mais la nouvelle arriva aux oreilles des musulmans par le biais d’un mecquois secrètement converti. Ils réussirent donc à intercepter la caravane menée par Safwan ibn Umayya après avoir capturer leur guide qui se convertit plus tard à l’Islam. Safwan et ses gardes s’enfuirent, tandis que le contenu d’une grande valeur de la caravane fut réparti entre les soldats.
N’étant pas en mesure de contrer le blocus économique, les Mecquois redoublèrent de haine à l’égard des musulmans au lieu de chercher à conclure une quelconque alliance avec eux, et ils commencèrent alors les préparatifs d’une campagne militaire sans précédent.


La bataille d’Uhud

Animés par une soif de vengeance inouïe, les Quraychites mirent en place des stratégies guerrières en vue d’anéantir Médine et pour subventionner leurs équipements militaires, ils utilisèrent les profits de la caravane d’Abu Sufyan :
« Ceux qui ne croient pas dépensent leurs biens pour éloigner (les gens) du sentier d’Allah. Or, après les avoir dépensés, ils seront pour eux un sujet de regret. Puis ils seront vaincus, et tous ceux qui ne croient pas seront rassemblés vers l’Enfer » (8, 36)
Ils firent aussi appel aux autres tribus arabes et même aux bédouins afin d’augmenter leur force, et les Kinana et les Tihama répondirent positivement ; tous les moyens étaient bons pour lutter contre l’Islam, même engager des poètes alimentant la haine des musulmans.
L’effectif militaire des polythéistes était fort de trois mille guerriers, dont deux cents cavaliers, et ils prirent avec eux trois mille chameaux. Abu Sufyan obtint le commandement général et Khalid ibn Al Walid la direction de la cavalerie ; une autre part du commandement revint à des personnalités comme Safwan ibn Umayya ou Ikrima ibn Abi Jahal
Le Prophète sas fut informé de cette expédition par son oncle Al ‘Abbas ibn ‘Abdul Muttalib et Médine fut immédiatement placée en état d’alerte : chaque musulman fut armé pour être en mesure de contrer une éventuelle attaque surprise, et l’Envoyé d’ALLAH sas fut mis sous protection rapprochée.
Pendant ce temps là l’armée mecquoise progressait, et le 6 du mois de Shawwal de l’an 3, ils atteignirent le mont Uhud et y établir leur campement.


Réunion d’une assemblée consultative en vue d’établir un plan de défense

Le prophète sas était continuellement informé de la situation de l’armée mecquoise par des éclaireurs. Et après avoir fait un rêve à propos de l’imminence de la bataille, il réunit ses Compagnons pour leur faire part de son souhait de ne pas combattre en dehors de Médine, et que les musulmans se tiennent prêt en cas d’un éventuel assaut lancé sur la ville. Cette proposition fut soutenue par l’hypocrite, ‘Abdullah ibn Ubbay, non par pour la sagesse militaire mais par crainte du combat. Cependant, une grande partie des musulmans comme Hamza ibn Abdul Muttalib, mais surtout ceux qui n’avaient pas participé à Badr firent part au Prophète sas de leur désir ardent de combattre les polythéistes, et ils insistèrent tellement qu’il finit par accepter voyant que ce groupe constituait la majorité.

L’organisation de l’armée musulmane en bataillons et le départ pour le champ de bataille
Lors du sermon de la prière de Jumu’a, le Prophète sas exhorta les musulmans à rester fermes et à se préparer pour la bataille ; le départ était imminent, à leur grande joie. Puis, il revêtit son armure avec l’aide d’Abu Bakr et ‘Umar et en sortant de chez lui, certains compagnons tentèrent de le dissuader de mener cette expédition, reprochant la pression qui avait été mis sur lui par ceux qui voulaient absolument combattre, mais il resta malgré tout ferme dans sa décision.
L’effectif des musulmans était de 1000 hommes dont cinquante cavaliers, divisés en trois bataillons : les Muhajirun sous le commandement de Mus’ab ibn ‘Umayr Al ‘Abdari, les Aws menés par Usayd ibn Hudayr, et les Khazraj par Al Hubab ibn Al Mundhir. Il est à noter que le Prophète sas refusa la participation d’une tribu juive alliée des Khazraj ne voulant uniquement la présence des musulmans dans ce combat contre les polythéistes.


Le prophète sas inspecte les troupes musulmanes
Après avoir passé son armée en revue près d’Ach-chaykhan, l’Envoyé d’ALLAH sas refusa la présence de personnes handicapées ou trop jeunes, mais il y eut deux exceptions concernant cette dernière catégorie : Rafi’ ibn Khadij et Samura ibn Jundub.

Une nuit passée entre Uhud et Médine
Le campement fut établit pour la nuit à ce même endroit avec cinquante gardes pour le protéger.


La défection de ‘Abdullah ibn Ubbay et de ses partisans

Vers la fin de la nuit, alors qu’ils s’étaient rapprochés de l’ennemi jusqu’à pouvoir l’apercevoir, la vérité éclata : un tiers de l’armée, constitué d’hypocrites menés par ‘Abdullah ibn Ubbay, se retira prétextant le non respect de l’accord de départ – cad de rester à Médine – mais il s’agissait véritablement de jeter la confusion et le désordre au sein de l’armée musulmane. ALLAH révéla à ce propos le verset :
« Et tout ce que vous avez subi, le jour où les deux troupes se rencontrèrent, c’est par permission d’Allah, et afin qu’Il distingue les croyants, et qu’Il distingue les hypocrites. On avait dit à ceux-ci: «Venez combattre dans le sentier d’Allah, ou repoussez [l’ennemi»], ils dirent: «Bien sûr que nous vous suivrions si nous étions sûrs qu’il y aurait une guerre.» Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi. Ils disaient de leurs bouches ce qui n’était pas dans leurs cœurs. Et Allah sait fort bien ce qu’ils cachaient » (3, 167).


Le restant de l’armée musulmane fait route vers Uhud
Les 700 musulmans restants empruntèrent un chemin en dehors du champ de vision des Mecquois, afin d’atteindre une position stratégique face à Médine avec le mont Uhud derrière eux.

Le plan de défense
Le prophète sas réalisa un plan de défense révélant une fois de plus son génie militaire, en effet l’arrière et l’aile droite était protégés par le bouclier naturel que formait le flanc du mont Uhud, et l’aile gauche, était protégée par une unité de cinquante archers expérimentés sous le commandement de ‘Abdullah ibn Jubayr. Le Messager d’ALLAH sas avait été très clair en ce qui concerne leur mission, ils ne devaient pas bouger de leur position sans que l’ordre ne leur est été donné, que les musulmans gagnent ou perdent, et ce, car c’était la seule issue qui empêchait les polythéistes de les encercler.

L’Envoyé d’ALLAH sas incite l’armée à lutter avec intrépidité
Juste avant que la bataille ne commence, le Prophète sas exhorta ses compagnons à combattre vigoureusement et fermement et à se montrer courageux en toutes circonstances. Pour les motiver encore plus, il saisit une épée qu’il brandit en demandant qui lui donnerait son droit. Un grand nombre de grands compagnons se précipitèrent pour avoir ce privilège sans qu’il ne leur soit accordé et ce fut Abu Dujana qui la reçue, au prix de « frapper avec elle le visage des ennemis jusqu’à ce qu’elle se torde ».


La mobilisation au sein de l’armée des mecquois

Le commandement des différentes parties de l’armée mecquoise avaient été donnés aux hautes personnalités notamment Abu Sufyan, Khalid ibn Al Walid, Safwan ibn Umayya etc. L’étendard avait été confié aux Beni Abd Ad-Dar qui avait hérité de cet honneur suite au partage des privilèges de Qussay ibn Kilab.


Les manœuvres politiques des Quraychites

Les Quraychites tentèrent à plusieurs reprises de semer la discorde au sein des musulmans afin de les déstabiliser, mais ces tentatives échouèrent à chaque fois, d’une part car la foi de ces derniers était aussi solide que les montagnes mais aussi car ils avaient profondément confiance en le Messager d’ALLAH sas .

Les femmes de Quraych incitent les hommes à combattre
Des femmes Quraychites dont Hind bint ‘Utba, la femme d’Abu Sufyan, participèrent aussi à la bataille exhortant leurs hommes au combat, en récitant des vers au son des tambourins.


Dernière édition par ummuassia le Jeu 28 Jan - 22:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Sam 25 Juil - 11:46

(suite)

Le combat
Le combat fut déclenché par la mise à mort par Az-Zubayr ibn Al ‘Awwam du « bélier du bataillon » des Quraychites, Talha ibn Abu Talha Al ‘Abdari, le porte étendard, qui été venu provoquer les musulmans sur son chameau. Après cela ce fut l’affrontement général, mais le cœur de la bataille se situait au niveau des porteurs de l’étendard des Quraychites, qui furent tués les uns après les autres jusqu’au dernier, jusqu’à ce qu’un de leurs esclave reprit l’étendard reprit l’étendard mais fut lui aussi tué après avoir combattu courageusement.
Ailleurs sur le champ de bataille, les musulmans combattaient avec la lumière de la foi, et des hommes comme Hamza ibn ‘AbdulMuttalib ou Abu Dujana, le front ceinturé de son bandeau rouge « de la mort », se battirent avec acharnement et bravoure et infligèrent de lourdes pertes à l’ennemi.

Le meurtre du lion d’ALLAH, Hamza ibn ‘Abdul Muttalib

Hamza ibn Abdul Muttalib fut tué par Wahchi ibn Harb, l’esclave abyssin de Jubayr ibn Mut’im, qui lui promit la liberté contre la vie de Hamza. Alors qu’il était en train de combattre férocement, Wahchi, à l’abri derrière un arbre, ou un rocher, prit sa lance fermement en main et la projeta en direction de Hamza qui fut transpercé et mourut terrassé par cette blessure.

Les musulmans contrôlent la situation

Malgré la lourde perte que représentait la mort de Hamza, l’acharnement et l’efficacité des autres musulmans étaient telles qu’ils brisèrent la volonté des mushrikins et les dispersèrent.

Hanzala, le martyr lavé par les anges (Al Ghasil)
Hanzala ibn Abu ‘Amir à peine marié, était parti sur le champ de bataille, et faillit tuer Abu Sufyan mais fut mis à mort avant d’y parvenir.

Les archers musulmans
Conformément au plan du Prophète , les archers musulmans contribuèrent grandement à l’évolution favorable de la bataille, de par leur habileté à repousser toute attaque provenant de l’arrière. Finalement, grâce au Secours d’ALLAH, les musulmans réussirent à repousser l’ennemi au-delà de son campement, et les polythéistes se retirèrent du champ de bataille en fuyant.

L’erreur fatale commise par les archers musulmans
En dépit des instructions du Prophète , une quarantaine d’archers, avides de butin, désertèrent leurs postes, poussés par les cris de victoire. A ce moment là, Khalid ibn Al Walid, saisissant cette opportunité, lança une ultime attaque à l’arrière, afin d’encercler les musulmans ; entendant leurs cris, les polythéistes virent volte face pour contre attaquer les musulmans par l’avant.
Le Prophète observant cette situation désastreuse, choisit d’appeler Ses compagnons pour les réunir à ses côtés. Voici les trois catégories de musulmans dans cette situation d’encerclement :
 Certains s’enfuirent, trop préoccupés par leurs propres vies.
 Une autre partie retourna au combat, mais dans une confusion telle, que certains furent tués par leurs coreligionnaires. Beaucoup étaient perdus, et s’ajouta à cela la rumeur de la mort de l’Envoyé d’ALLAH qui finit de leur ôter tout courage, les amenant même jusqu'à arrêter de combattre. Mais fort heureusement, une autre partie était là pour les encourager, leur rappelant pourquoi ils étaient venus, c'est-à-dire pour défendre ALLAH et l’Islam, et raffermit par ces paroles, ils reprirent leurs armes en vue de défendre ce qu’il leur était le plus cher.
 Le troisième groupe était constitué de ceux dont la priorité était de protéger l’Envoyé d’ALLAH , ils étaient 9 à résister à ses côtés contre un ennemi acharné. Les sept Ansarites moururent dans ce combat, animés par leur amour pour le Prophète .

Le moment le plus difficile dans la vie du Messager

Dans cette situation critique, il ne resta plus que Talha ibn Ubaydallah et Sa’d ibn Abi Waqqas pour protéger l’envoyé d’ALLAH , ce dernier fut alors la victime de violence inouie de la part des polythéistes et fut blessé à la lèvre, au front et à l’épaule ; ‘Abdullah ibn Qami’a, le plus acharné, lui asséna un tel coup au visage que son casque s’enfonça dans sa joue, et malgré cette haine à son égard, le Prophète dit « O mon Dieu, pardonne à mon peuple, car il ne sais pas ».
Les deux compagnons du Prophète , faisant preuve d’héroïsme, réussir malgré tout à tenir en échec le groupe de polythéistes, grâce à leur courage et leur force ; à ce propos le Prophète dit de Talha qu’il était « un martyr marchant sur terre ». Mais ALLAH, envoya aussi Son Soutien à Son Message en lui envoyant l’aide de deux anges pour le défendre, puis les grands compagnons se trouvant aux premières lignes arrivèrent enfin avec en premier Abu Bakr et Abou Ubayda ibn Al Jarrah, qui retira le casque de la joue du prophète à l’aide de ses dents et en y laissant d’ailleurs deux.
L’envoyé d’ALLAH à présent bien entouré d’un bouclier de héros parmi les compagnons, put commencer à progresser afin de retrouver son armée encerclée, en dépit d’un ennemi toujours plus nombreux et toujours plus agressif, 5 polythéistes qui avaient jurés de le tuer, passèrent d’ailleurs juste à coté de lui sans le voir. Abu Talha et Abu Dujana lui servaient littéralement de bouclier humain tandis qu’ils le protégeaient à coups d’épée et tirs de flèches, pendant ce temps les autres compagnons se battaient férocement, et même une femme, Umm ‘Umara participa à la bataille.

La nouvelle de la mort du messager d’ALLAH se répand
Ibn Qami’a, le même qui avait enfoncé le casque dans la joue du prophète , mit à mort Mus’ab ibn ‘Umayr, le porteur d’étendard, convaincu que c’était l’envoyé d’ALLAH du fait de leur ressemblance ; il répandit alors cette nouvelle à la grande joie des polythéistes mais provoquant la consternation parmi les Compagnons.

Le messager d’ALLAH poursuit le combat et sauve la situation

Muhammad parvint enfin au niveau de son armée, et ordonna alors une retraite en direction des collines d’Uhud, et toute l’armée fut bientôt en sécurité, ce malgré les attaques des polythéistes destinées à faire échouer cette retraite mais qui étaient vaines du fait du courage et de la foi des Compagnons qui les refoulèrent au pied de la montagne.

La mutilation des martyrs
Les polythéistes convaincus de leur victoire, en rapport avec la mort de l’envoyé d’ALLAH , commencèrent alors à ramasser leurs affaires pour rentrer à la Mecque, mais avant ils mutilèrent les corps des martyrs musulmans, en leurs coupant les nez, oreilles et parties génitales, dont les femmes faisaient des colliers et des bracelets.
Deux évènements de la fin de cette bataille sont à noter, révélateur du degré de sacrifice des croyants :
 Abu Dujana mit à mort un idolâtre qui s’apprêtaient à humilier les martyrs musulmans et ce malgré sa corpulence moindre.
 Les femmes musulmanes se rendirent sur le champ de bataille afin d’abreuver les blessés.
De son côté, l’Envoyé d’ALLAH fut lavé et pansé par sa fille Fatima aidé de ‘Ali, et ce fut Muhammad ibn Maslama qui lui donna à boire.
Avant de partir, Abu Sufyan se rendit à proximité des musulmans pour s’assurer des lourdes pertes qui avaient été infligés au musulmans, mais ‘Umar ibn Al Khattab lui garantit du contraire, trop fier pour se taire et le laisser espérer. Puis Abu Sufyan leur donna rendez vous à Badr pour l’année suivante, ce que les musulmans acceptèrent sans hésiter et il s’en alla et le Prophète dépêcha ‘Ali pour surveiller les Quraychites et vérifier qu’ils se rendaient bien à la Mecque.
C’est ensuite que les musulmans allèrent identifiés les tués et les blessés, parmi ces derniers il est à noté les cas opposés de deux médinois non musulmans qui étaient venus sur le champ de bataille pour les aider : ‘Amr ibn Thabit, dit Al Usayrim, prononça la shahada alors qu’il était en train d’agoniser affirmant son attachement à l’Islam et selon les dires du Prophète il fait partie des gens du Paradis. De l’autre côté, Qazman qui avaient infligés de lourdes pertes chez l’ennemi, mais qui était très affaibli par ses blessures continua de proclamer son intention première qui était de défendre la noblesse de son peuple, et se suicida peu de temps après du fait de la douleur, de lui le Prophète dit qu’il « ira an enfer ».

L’enterrement des martyrs
Le Prophète garantissant son témoignage en leurs faveurs Yawm Al Qiyamah, ordonna ensuite que l’on enterre les martyrs là où ils avaient été tués sans être lavés. Ils furent regroupés à raison de deux à trois par tombe, Celui connaissant le plus de Quran étant mis en terre en premier. Pour certains, comme Hamza ibn Abdul Muttalib ou Mus’ab ibn Umayr, le linceul n’étant pas assez long, on leur couvrait la tête avec et mettait de l’Idhkir, un jonc aromatique, sur leurs pieds, sur les conseils de l’Envoyé d’ALLAH .
Lors de cette séance, il y eut aussi un fait notable, le lavage par les anges du corps de Hanzala, du fait de l’impureté majeure dans laquelle il se trouvait au moment de sa mort, d’où son nom « Ghasil Al Mala’ika ».

Le retour à Médine
Le bilan de la guerre fut 70 musulmans tués dont la majorité était des Ansars, et entre 22 et 37 associateurs selon les sources, waLLAHou a’lam.
De retour à Médine, l’Envoyé d’ALLAH fut témoin des sentiments nobles et élevés dictés par la foi sincère des femmes musulmanes. Hamna ibn Jahch par exemple fut terriblement secoué par la mort de son mari alors qu’elle resta très calme à l’annonce de celles de son frère et son oncle. D’autres, s’enquirent prioritairement de la santé du Messager d’ALLAH avant celle de leurs proches, et ce en dépit des mauvaises nouvelles.

L’expédition de Hamra Al Asad
Le lendemain de la bataille, le Prophète pris la décision de marcher à la rencontre de l’ennemi, craignant que celui-ci, prit de regrets, décident d’envahir Médine. Il ne voulait parmi les participants que ceux qui avaient présents la veille, mais fit une exception pour Jabir ibn Abdullah qui était resté à Médine conformément au souhait de son père et ils s’installèrent à une quinzaine de Médine à Hamra Al Asad. Effectivement, les polythéistes étaient en train de se disputer à quelques kilomètres de là, les uns voulant retourner à Médine pour anéantir totalement l’armée musulmane, et les autres, sur les conseils de Safwan ibn Umayya, préféraient rentrer directement à la Mecque en vainqueur. Et alors qu’ils étaient décidés à suivre la première option, ils apprirent la nouvelle de la présence de Muhammad à la tête de son armée non loin de là, décidé à prendre leur revanche ; saisis de panique, les Mecquois se rabattirent alors sur une décision plus sage, rentrer chez eux. Mais avant de partir, ils tentèrent de semer la peur au sein des musulmans en envoyant un message témoignant de leurs intentions belliqueuses, mais ce tissu de mensonge ne fit qu’augmenter la foi des musulmans, comme en témoigne les versets 173 et 174 de la sourate 3.
Sur le chemin du retour, les musulmans exécutèrent deux polythéistes qui n’avaient pas respectés leurs engagements envers le Prophète , qui les avaient graciés pour des raisons différentes.
Cette bataille n’eut aucun vainqueur et ne fut donc pas décisive, en effet les deux parties ont obtenu leur part de succès et d’échec avant de renoncer à un affrontement supplémentaire final qui les auraient départagé.

Le Coran parle de la bataille d’Uhud
Les versets 121 à 179 de la sourate 3 font un compte rendu complet de cette bataille, dissipant toute ambiguïté la concernant, rappelant les faiblesses mais aussi les devoirs des musulmans. Ils mettent aussi en lumière la position des hypocrites par rapport aux musulmans.

Les leçons à tirer de cette bataille
 Les conséquences de la désobéissance au Messager d’ALLAH
 La manière dont ALLAH éprouve ses Messagers, par l’alternance des victoires et des défaites afin de se défaire des hypocrites
 Le renvoi à plus tard de la victoire pour dompter les âmes des croyants
 Le martyr est le degré le plus élevé accordé aux alliés d’ALLAH
 Mise en œuvre par ALLAH des causes de la perte de l’ennemi
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Lun 27 Juil - 21:55

salam2

Les détachements de cavalerie et les expéditions entre la bataille d’Uhud et celle des coalisés

La renommée militaire des musulmans se trouva affaiblie par les tristes évènements d’Uhud, et les hostilités à leur égard furent de plus en plus marquées et ce publiquement. Beaucoup de tribus, arabes, juives et même bédouines tentèrent tour à tour d’attaquer la ville, en vain.

Le détachement de cavalerie, Sariyya, conduit Abu Salama
Un détachement de 150 combattants mené par Abu Salama se rendit sur le territoire des Beni Asad ibn Khuzayma, les premiers à avoir planifié d’attaquer Médine, et ces derniers furent dispersés et leurs bétails saisis.

‘Abdullah ibn Unays est chargé d’aller tuer Khalid ibn Sufyan Al Hudhali
Le même fait eu lieu avec des musulmans mené par Abdullah ibn Unays contre Khalid ibn Sufyan al Hudhali.

L’évènement d’Ar-Raji’
Au mois de Safar de l’an 4, une délégation d’une petite dizaine de compagnons commandée par ‘Asim ibn Thabit, fut envoyée sur le territoire des tribus de Udal et de Qara sur leurs demandes. C’était en fait un piège et arrivé à Ar-Raji’ ils furent encerclés et attaqués par les archers des Beni Lihyan. Ceux-ci combattirent jusqu’à ce qu’il n’en resta plus que 3 dont Khubayb et Zayd ibn Ad-Dathinna, qui furent capturés et vendus à la Mecque tandis que le troisième fut tué pour sa rébellion. Khubayb fut crucifié puis tué, après avoir prié deux raka’at, c’est d’ailleurs lui qui instaura cette tradition ; zayd quand à lui fut racheté par Safwan ibn Umayya qui le tua pour venger la mort de son père.

Le drame du puits de Ma’una
Le même mois, Abu Bara’, dit « le lancier », vint trouver l’Envoyé d’ALLAH, lui conseillant d’envoyer des musulmans dans la région du Nejd, où ils trouveraient surement des oreilles réceptives, et il lui proposa même de les mettre sous sa protection, le Prophète craignant pour leurs vies. 70 hommes des plus instruits dans la religion, avec à leur tête Mundhir ibn Amru, partirent alors vers le Nejd jusqu’au puits de Ma’una à mi chemin entre les territoires des Beni ‘Amir et des Beni Sulaym. Haram ibn Milhan fut celui qui partit les rencontrer pour les appeler à l’Islam mais ils le tuèrent d’un coup de lance dans le dos sur ordre de ‘amir ibn At Tufayl ; ce dernier appela ensuite les beni ‘Amir à combattre les musulmans mais ils refusèrent du fait de la protection accordée par Abu Bara’, et ce fut des tribus appartenant aux Beni Sulaym qui acceptèrent cette tache et qui tuèrent les musulmans jusqu’au dernier après les avoir encerclé. Un des compagnons qui faisait paître le troupeau non loin fut capturé puis relâché du fait de la tribu à laquelle il appartenait, c’était ‘Amru ibn Umayya qui rentra alors à Médine pour annoncer le désastre au Prophète qui invoqua contre eux. Sur le chemin il rencontra deux hommes des Beni Kilab et les tua dans leurs sommeils pour venger ses Compagnons mais il ne savait pas que le Prophète leur avait donné un sauf conduit, ce dernier prit alors la charge de payer le prix du sang.

L’expédition contre les Beni An-Nadir

Les juifs étant non expérimentés dans l’art de la guerre, se laissaient aller à des complots et des conspirations afin de desservir les intérêts des musulmans, mais le Prophète gardait malgré tout patience, jusqu’au jour où il se rendit chez les Beni An Nadir accompagné de quelques compagnons, afin d’obtenir, conformément au pacte qui les liaient, leur participation au paiement du sang des deux hommes tués par erreur par ‘Amru ibn Umayya. Pendant qu’ils attendaient adossés au mur de la demeure des beni An Nadir, les juifs étaient en train de comploter pour tuer le Prophète à l’aide d’une pierre lancée du toit, mais l’ange Jibril lui révéla leur projet, et il rentra donc immédiatement à Médine. L’Envoyé d’ALLAH leur lança un ultimatum quelques jours après pour qu’ils quittent la ville s’ils voulaient la vie sauve, mais ceux-ci s’entêtèrent fort du soutien du chef des hypocrites et d’autres tribus. Le prophète à la tête des musulmans, leur déclara alors la guerre et marcha en direction de leur territoire qu’ils assiégèrent pendant six jours, au bout desquels ils se plièrent à la volonté du Prophète en quittant Médine, dépourvus de toutes armes, en direction de Khaybar pour certains et de la Syrie pour d’autres. Le butin constitué des armes, terres, maisons et biens des Beni Nadir revint au Prophète puisqu’il n’y avait pas eu de combat, et il en distribua une partie et en garda une autre. La sourate 59 décrit cet évènement en détail.

L’expédition du Nejd
Après cette victoire sur les juifs, les musulmans réussirent à semer la crainte parmi les bédouins qui avaient tentés d’attaquer Médine et commis toutes sortes d’actes barbares, en lançant plusieurs raids à leur encontre, une de ces expéditions eut lieu vers le Nejd au mois de Rabi’ At Thani de l’an 4 de l’Hégire.

La deuxième expédition de Badr
Un an s’était écoulé depuis la bataille de Badr, lorsque les musulmans se préparèrent pour la rendez vous conclu avec les polythéistes. A la tête d’une armée de mille cinq cents guerriers, le prophète se dirigea alors vers Badr où il attendit la venue de leurs ennemis pendant 8 jours, mais ceux-ci, deux mille hommes menés par Abu Sufyan, furent pris de crainte, et se découragèrent de peur d’une issue fatale pour leur armée, et ils retournèrent à la Mecque sans se rendre au rendez vous.

L’expédition de Dumat Al Jandal

Six mois après, alors que régnait une atmosphère de paix et de sécurité dans un large périmètre autour de Médine, des tribus de Dumat Al Jandal étaient en train de se réunir pour attaquer Médine, le Prophète partit donc à la tête de mille hommes mais arrivé à l’endroit en question, l’ennemi avait pris la fuite, il rentrèrent alors à Médine au bout de cinq jours après avoir saisi leur bétail et conclu un traité de paix avec les gens de la région.


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Jeu 30 Juil - 13:39

La bataille des coalisés
Les juifs de Beni An Nadir exilés à Khaybar, ne supportaient pas cette situation dans laquelle les musulmans vivaient en toute tranquillité et sécurité, ils établirent alors un plan machiavélique : une délégation de vingt responsables juifs fut envoyée a tour de rôle chez les Quraychites et leurs alliés les Kinana et les Beni Sulaym entre autres, mais aussi chez les Ghatafan, afin de leur proposer de s’unir pour attaquer Médine et anéantir l’Islam. Ils acceptèrent tous et formèrent bientôt une armée de 10 000 hommes, 4000 pour les Quraych menés par Abu Sufyan, et 6000 pour les Ghatafan et les gens du Nejd.
Apprenant la présence de cette coalition menaçante, le prophète réunit en urgence un conseil consultatif, à l’issu duquel fut décidé, sur les conseils de Salman Al Farisi, de creuser des tranchées autour de Médine.
Le fossé fut creusé sur le flanc nord de la ville, du fait de sa vulnérabilité, le travail dura plusieurs jours pendant lesquels les compagnons et le Prophète lui-même, mirent la main à la pâte, faute d’esclave, et souffrirent fortement de la fatigue mais surtout de la faim, jusqu’à attacher des pierres autour de leurs ventres. Plusieurs miracles eurent lieu pendant ces travaux, tels que de la nourriture à profusion à partir de peu, mais aussi l’éclatement d’un rocher dur par le Prophète après qu’il ait prononcé le nom d’ALLAH.
Trois mille musulmans sortirent à la guerre mené par l’Envoyé d’ALLAH et protégé par la tranchée : du fait de cette situation inhabituelle qui empêchait les coalisés de progresser vers Médine afin de l’assiéger, il n’y eut pas de véritable bataille mais principalement des tirs de flèches empêchant l’ennemi de s’approcher. Certains guerriers menés par ‘Amr ibn Abd Wudd, tentèrent avec succès d’attaquer malgré la présence des tranchées, un défi fut alors lancé aux musulmans et ‘Ali engagea un duel avec ‘Amr et finit par le tuer, dispersant ainsi les autres.
Du fait des attaques incessantes mais inutiles des mécréants, le Prophète et ses compagnons durent regrouper certaines prières, ce qui les bouleversa beaucoup, mais aucune de ces tentatives ne fut fructueuse. C’est dans ce contexte que Huyayy le chef des Beni An Nadir, vint à la rencontre des Beni Qurayza afin de convaincre leur dirigeant de rompre le pacte conclu avec le Prophète et de les rejoindre dans la lutte contre l’Islam, celui-ci finit par accepter et des raids furent alors lancés contre les musulmans, notamment contre les lieux qui abritaient les femmes et les enfants.
A ce sujet, on sait que Safiyya, la tante du Messager d’ALLAH descendit elle-même tuer un juif rôdant autour de leur abri dans le fort de Hassan ibn Thabit – qui avait refusé de le faire lui-même – , et cet assassinat sema la crainte dans le cœur des Beni Qurayza qui s’imaginèrent que les femmes et les enfants étaient bien protégés et ils se gardèrent de recommencer se contentant de ravitailler les coalisés.
Lorsque la nouvelle de cette trahison arriva aux oreilles du Prophète , puis à celles des musulmans, le trouble se répandit dans beaucoup de cœurs et un groupe d’hypocrites se sépara d’eux, tandis que certains musulmans, notamment les Beni Salama faillirent fléchir ; ALLAH révéla les versets 12 et 13 de la sourate 33 au sujet des hypocrites. Finalement, après avoir murement réfléchi, l’Envoyé d’ALLAH voulant affaiblir l’ennemi, décida de conclure une sorte de réconciliation avec les Ghatafan ce qui contraria les Compagnons, mais ALLAH en avait décidé autrement. En effet, Na’im ibn Mas’ud ibn ‘Amir Al Achja’i de la tribu des Ghatafan se rendit auprès du Prophète pour lui révéler sa conversion encore secrète et lui proposer son aide ; de retour auprès des siens, il se mit grâce un plan ingénieux, à semer la zizanie dans le camp des coalisés, et une situation de méfiance et de suspicion s’installa entre les alliés. Suivit à cela, l’Ordre d’ALLAH : une tempête qui dévasta leurs campements et une armée d’Anges pour les effrayer finit par leur faire renoncer et repartir chez eux.
Cette « bataille des Tranchées » eut lieu la cinquième année de l’Hégire mais fut plus une guerre des nerfs qu’une véritable bataille car aucun vrai combat n’eut lieu.

L’expédition contre les Beni Qurayza
Une fois le siège levé, Jibril vint à la rencontre du Prophète pour lui annoncer la nécessité d’engager une expédition contre les Beni Qurayza, lui garantissant par la même occasion l’aide des Anges. L’ordre fut immédiatement donné, et trois mille hommes se mirent en route vers le territoire ennemi où ils établirent un siège. En dépit de plusieurs propositions de leurs chefs, les juifs étaient indécis et ne savaient pas comment réagir face à cette situation, et malgré leur avantage matériel dans cette situation, le doute et la peur s’étaient installés dans leurs cœurs, d’autant plus qu’ils voyaient la détermination des musulmans.
Au bout de vingt cinq jours, ils finirent par se rendre, se soumettant au jugement de l’Envoyé d’ALLAH ; les Aws qui furent autrefois leurs alliés, implorèrent l’indulgence du Prophète qui proposa alors que ce soit Sa’d ibn Mu’adh, l’un des leurs, qui formule le verdict, ce qu’ils acceptèrent.
Celui-ci fut alors envoyé cherché à Médine, affaibli par la blessure qu’il avait reçu pendant la bataille du fossé ; une fois sûr que tout le monde accepterait son jugement, la sentence tomba : l’exécution de tout homme valide, la mise en captivité des femmes et enfants et la saisi de la totalité des biens (il est à noté qu’une femme juive fut tuée pour avoir assassiné un musulman à l’aide d’une meule).
Environ 700 juifs furent exécutés pour avoir commis ce crime de guerre qu’est la trahison, mais certains se convertirent à l’Islam et furent épargnés, les captifs furent envoyés au Nejd pour y être vendus et le butin fut partagé entre les combattants.
Une fois cette guerre terminée, Sa’d ibn Mua’dh qui avait « prononcé […] le jugement qu’ALLAH avait arrêté par-dessus les sept cieux », rendit l’âme et le prophète rapporta que « le Trône du Miséricordieux a tremblé à [sa] mort.
La sourate les Coalisés mentionne et éclairci cette épisode militaire dont les musulmans furent les principaux acteurs.

Les actions militaires après la bataille du Fossé

Le meurtre de Sallam ibn Abu Huqayq
Des membres de la tribu des Khazraj vinrent trouver le Prophète afin qu’il leur donne la permission de tuer Sallam ibn Abu Huqayq, qui était un des juifs les plus hostiles à l’Islam. Il accepta à condition qu’il n’y ait aucuns dégâts collatéraux. Cinq hommes des Beni Salama mené par ‘Abdullah ibn ‘Atiq se dirigèrent vers Khaybar où se trouvait sa demeure, ‘Abdullah réussit alors à s’infiltrer sans être vu, et après plusieurs tentatives à coups de sabre, il finit par lui donner un coup fatal en la transperçant avec son sabre. Une fois ressorti, ils attendirent la confirmation de sa mort pour pouvoir rentrer à Médine.

Détachement commandé par Muhammad ibn Maslama

Afin de mettre définitivement un terme aux rébellions de certaines tribus arabes refusant de coexister pacifiquement, trente croyants sous le commandement de Muhammad ibn Maslama furent envoyés pendant la sixième année, au clan des Beni Bakr ibn Kilab qu’ils dispersèrent et dont ils saisirent les biens ; au passage Thumama ibn Uthal Al Hanafi, idolâtre dont la mission était d’assassiné le Prophète , fut capturé et mené à l’Envoyé d’ALLAH auprès duquel il se convertit déclarant son amour pour lui et l’islam.

L’expédition contre les Beni Lihyan

En ayant confirmé sa puissance militaire à l’issue de la bataille du Fossé, le Prophète pu enfin monter une expédition contre les Beni Lihyan voisins des Quraychites, qui avaient mis à mort dix compagnons à Ar-Raji’. Deux cents combattants se mirent en route, mais prévenu de leur arrivée, l’ennemi avait eu le temps de se disperser, mais cette expédition fut aussi un bon moyen d’affirmer leur puissance militaire croissante.

La poursuite des expéditions et des raids

 Détachement de ‘Ukacha ibn Mihsan + 40 combattants contre les Beni Asad qui s’enfuirent sans combattre. Saisie de 200 chameaux en butin.
 Rabi’ Al Awwak, an 6 – Détachement de Muhammad ibn Maslama contre les Beni Tha’laba avec 10 combattants qui furent tués par l’ennemi dans leur sommeil.
 Rabi’ Al Akhir, an 6 – Représailles contre les Beni Tha’laba par Abu ‘Ubayda ibn Al Jarrah + 40 hommes. L’ennemi s’enfuit, mais saisie d’un important butin.
 Rabi’ Al Akhir, an 6 – Détachement de Zayd ibn Haritha contre les Beni Soulaym, localisation du campement de l’ennemi grâce à une captive, saisie de prisonniers et du bétail.
 Jumada Al Ula, an 6 – Expédition de Zayd ibn Haritha + 170 cavaliers afin d’intercepter la caravane d’Abu Al ‘As, l’époux de Zaynab la fille de Muhammad. A sa demande, le butin est restitué et Abu Al ‘As se convertit et émigre à Médine.
 Jumada Ath Thaniyya, an 6 – Détachement de Zayd ibn Haritha + 15 hommes contre les Beni Tha’laba. Fuite de l’ennemi et saisie de 20 chameaux pour butin.
 Rajab, an 6 – Mission de reconnaissance dans la vallée d’Al Qura par Zayd ibn Haritha + 12 hommes. Attaque de l’ennemi avec 9 morts chez les musulmans.
 Détachement d’Al Khabat mené par Abu ‘Ubayda + 300 hommes pour intercepter une caravane Quraychite. Manque de nourriture lors de l’expédition, les compagnons mangent les feuilles des arbres – d’où Al Khabat – et ALLAH pourvoit à leur subsistance en leur envoyant par la mer un cachalot.

L’expédition contre les Beni Al Mustaliq ou l’expédition d’Al Muraysi durant le mois de Cha’ban de l’an 6 de l’hégire
Au début du mois de Cha’ban de l’an 6, le Prophète fut informé que les Beni Al Mustaliq mené par Al Harith ibn Dirar étaient en train de mobiliser d’autres tribus pour attaquer Médine, une fois la nouvelle confirmée l’armée musulmane prit le départ jusqu’à établir le campement près du point d’eau, Al Muraysi, qui appartenait à l’ennemi. Après des tirs de flèches, l’armée attaqua les Beni Mustaliq qui furent mis en déroute, leurs femmes et enfants furent pris en captivité et leurs biens saisis, c’est d’ailleurs avec la fille du chef des Beni Mustaliq, Juwwayriyya que le Prophète se maria après avoir payé sa rançon.

Le rôle joué par les hypocrites avant la bataille
Un des plus grands hypocrites fut ‘Abdullah ibn Ubayy, qui en voulait tellement au Prophète de lui avoir volé sa place, qu’il était rempli de haine, et il passait son temps, bataille après bataille, à mettre des bâtons dans les roues des musulmans afin de récupérer ce qu’il pensait être son du.
En ce qui concerne les ennemis de l’Islam, hypocrites compris, après cinq années de lutte armée, ils comprirent que ce n’était pas la guerre qui réussirait à enrayer la progression de l’Islam, mais s’attaquer à leurs hautes valeurs morales était une autre solution qu’ils choisirent, et une vaste campagne de diffamation fut entreprise pour entacher la réputation qui donnait à l’Islam cette noblesse que tous reconnaissaient.
Ils s’attaquèrent en premier au mariage du Prophète avec Zaynab bint Jahch, en forgeant toutes sortes d’histoires visant à dénigrer celui-ci.

Le rôle des hypocrites lors de l’expédition contre les Beni Al Mustaliq

Lors de cette expédition, les hypocrites ne cessèrent leur campagne de diffamation souhaitant jeter la confusion dans les esprits des croyants
1. Les hypocrites dirent : « Si nous rentrons à Médine, le plus puissant, très certainement, en fera sortir le plus humble »
Après une bagarre opposant un Muhajirun à un Ansar, que le Prophète s’empressa de calmer, ‘Abdullah ibn Ubbay, se mit à critiquer les Muhajirun dans une assemblée où le jeune Zayd ibn Arqam était présent, leur reprochant de s’être installé dans leur ville et d’y avoir pris le pouvoir jusqu’à ce qu’il dise : «Si nous revenons à Médine, le plus noble de nous deux chassera le plus vil ». Le jeune Zayd rapporta ces paroles à l’Envoyé d’ALLAH , qui au lieu de suivre les conseils de Umar de le tuer, ordonna de lever le camp pour rentrer à Médine et fit marcher son armée deux jours durant jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent épuiser par cette allure. Quand ‘Abdullah ibn Hubayy appris que ses propos avait été rapporté à l’Envoyé d’ALLAH , il les démenti jusqu’à ce qu’ALLAH rétablisse la vérité en révélant des versets à ce sujet.
Arrivés à Médine, son fils ‘Abdullah qui était pieux refusa que son père l’hypocrite mette les pieds dans la ville, mais le Prophète le lui autorisa en conseillant son fils de le traiter avec douceur.
2. l’affaire du collier de ‘Aicha ou hadith Al Ifk
Lors de ce même voyage retour, ‘Aisha qui s’était éloigné du campement à la recherche d’un collier à valeur sentimentale, fut surprise de voir que l’armée était partie sans elle. Désespérée, elle s’endormit et Safwan ibn Mu’attal qui était resté à l’arrière de l’armée la reconnut et la ramena avec lui là où se trouvait l’armée. Les hypocrites et même quelques musulmans, menés par ‘Abdullah ibn Ubayy sautèrent sur l’occasion pour propager des calomnies à ce sujet. Le Prophète fut très affecté par cette situation, et était indécis quant à l’avenir de son mariage, il vint demander des explications à ‘Aisha qui clama son innocence attendant qu’ALLAH la secoure ; c’est alors que le verset 18 de la sourate 12 fut révélé la délivrant de tous ces mensonges au grand bonheur de l’Envoyé d’ALLAH . ALLAH descendit par la même occasion les versets 11 à 20 de la sourate 24 au sujet des hypocrites ; les coupables furent châtiés de coups de fouet mais pas ‘Abdullah ibn Hubayy à qui ALLAH a promis un châtiment énorme fil akhira.
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Jeu 30 Juil - 13:42

Les expéditions et les détachements après l’épisode d’Al Muraysi
 Cha’ban, an 6 – Détachement de ‘Abdur Rahman ibn ‘Awf vers Dumat Al Jandal, le territoire des Beni Kalb qui acceptèrent de suivre la voie de l’Islam.
 Cha’ban, an 6 – Détachement mené par ‘Ali ibn Abi Tali à Fadak, territoire des Beni Sa’d ibn Bakr qui voulaient soutenir les juifs. Fuite de l’ennemi et saisie de 500 chameaux et 2 000 moutons.
 Ramadan, an 6 – Détachement d’Abu Bakr As Siddiq ou Zayd ibn Haritha vers la vallée d’Al Qura. Attaque à l’encontre du clan de Faraza avec morts et captifs chez l’ennemi.
 Agression d’un berger et vol de chamelles par la tribu de ‘Urayna après qu’elle ait prétendu se convertir à l’Islam. Karz ibn Jabir Al Fihri + 20 hommes les poursuivent, capturent et torturent les laissant à l’agonie.

Le traité d’Al Hudaybiyya

Au mois de Dhul Qi’da de l’an 6 de l’Hégire
Après avoir fait un songe dans lequel il se voyait, lui et ses compagnons, effectuer les rites de la ‘Umra, en état de sacralisation, le Prophète ainsi que 1500 musulmans prirent le départ pour le Sanctuaire Sacré à la Mecque, avec pour seules armes leurs épées rengainées, leur but n’étant pas de combattre. En apprenant cette nouvelle, les Quraychites décidés à les en empêcher leur envoyèrent Khalid ibn Al Walid à la tête de 200 cavaliers qui tentèrent de les attaquer en vain jusqu’à ce que les musulmans empruntent une autre route. Arrivés à Thaniyyat Al Marar, la chamelle du Prophète, Al Qaswa’, s’agenouilla refusant d’aller plus loin ; comprenant que c’est ALLAH qui la retenait, il leva sa chamelle pour aller s’installer près d’un bassin d’Al Hudaybiyya, celui-ci étant presque à sec, par un miracle l’Envoyé d’ALLAH fit jaillir de l’eau pour abreuver ses compagnons assoiffés.
C’est alors que se succédèrent plusieurs émissaires de Quraych, à qui le Prophète exposa les raisons de sa venue et proposa de signer un pacte de non agression, en réitérant son invitation à l’Islam. Ces messagers eurent différentes réactions, mais rapportèrent tous les mêmes faits aux Quraychites jusqu’à ce que les chefs Mecquois commencent à se décider à prendre la voie de la réconciliation. Cette nouvelle déplu aux jeunes qui ne pensaient qu’au combat, qui tentèrent de semer le trouble dans l’armée musulmane pour que la guerre soit déclenchée mais Muhammad ibn Maslama les captura tous et le Prophète les relâcha, évitant ainsi toute altercation, et à ce sujet Dieu révéla le verset 24 de la sourate 48.
A son tour Muhammad, envoya un ambassadeur auprès de Quraych pour confirmer ses dires, ce fut Uthman ibn Affan qui fut choisi en raison de son appartenance à l’une des puissantes familles de la Mecque, bénéficiant ainsi d’une protection certaine. Son séjour se prolongeant à la Mecque, et la rumeur de sa mort courant, le Prophète appela ses compagnons à jurer allégeance afin de combattre ; ce serment appelé Bay’at Ar Ridwan car il eut lieu sous un arbre, fut prêter par tous à l’exception d’un hypocrite, il est noté que l’Envoyé d’ALLAH prêta serment pour ‘Uthman, en se tenant lui-même les mains.

La conclusion du pacte et ses articles
A ce moment critique, les Quraychites envoyèrent de nouveau un émissaire, Suhayl ibn ‘Amru au Prophète afin de rédiger un traité de réconciliation et de paix. Les articles sont les suivants :
 Pas de pèlerinage cette année, mais l’année prochaine à condition de ne pas dépasser la durée de trois jours
 Une trêve militaire de 10 ans
 Autorisation aux deux parties de rejoindre l’autre camp sans qu’il n’en soit empêché
 Obligation de renvoyé à la Mecque tout Quraychite se rendant à Médine sans l’accord de son protecteur, mais pas l’inverse.
Le traité fut rédigé par ‘Ali ibn Abi Talib, et plusieurs fois Suhayl protesta pour des détails et à chaque fois le Prophète se plia à ses exigences, de même il exigea que son fils musulman Abu Jandal lui soit remis pour que le pacte soit définitivement conclu.
Après la conclusion, l’Envoyé d’ALLAH ordonna à ses compagnons de procéder aux sacrifices rituels, ce qu’ils ne firent pas tellement ils étaient bouleversés par la situation. Sur les conseils de son épouse Umm Salama, il prit l’initiative d’effectuer ces rites pour lui-même et les compagnons suivirent alors son exemple.
A l’issu de ce traité, des femmes musulmanes purent rejoindre Médine n’entrant pas dans le 4e article du pacte, et après les avoir mises à l’épreuve pour vérifier la sincérité de leur foi, elles prêtèrent serment d’allégeance. C’est aussi à cette occasion qu’ALLAH descendit l’interdiction du mariage entre musulmans et mécréants.

Le traité d’Al Hudaybiyya : son impact socio-politique
Dans le Quran, ALLAH mentionna ce pacte comme une « victoire éclatante » ; en effet, désormais la liberté religieuse était garantie pour les musulmans et les Quraychites avaient renoncé à leur prétention d’autorité religieuse dans la péninsule arabique. A partir de là, la prédication islamique récolta un franc succès et l’armée musulmane devint forte de 10 000 combattants.
La quatrième close du traité fut changée en raison de l’impact négatif que cela impliquait pour les polythéistes, bien que ça soit en apparence à leur avantage. En effet, les musulmans restés contre leur gré à la Mecque devinrent des prédicateurs œuvrant activement pour la cause de l’Islam au grand désarroi des mecquois qui finirent par demander au Prophète, de ne plus renvoyer à la Mecque les réfugiés.
Malgré la signature de ce traité, ‘Umar ne pouvait se faire à l’idée qu’il ne pourrait pas effectuer le pèlerinage cette année là, et ce malgré les paroles de l’Envoyé d’ALLAH pour l’apaiser. Après qu’Abu Bakr lui eut conseillé de se soumettre quoi qu’il arrive, le verset 1 de la sourate 48 fut révélé à la grande joie de ‘Umar qui regretta beaucoup son attitude.
Au début de la septième année, il y eut aussi la conversion de trois hommes respectés de la Mecque : ‘Amru ibn Al ‘As, Khalid ibn Al Walid et ‘Uthman ibn Talha.

Une nouvelle ère
Les Quraychites retirée de la sphère militaire, la haine des Ghatafan presque dissipée, seuls les juifs continuaient à comploter contre le Prophète depuis leur camp à Khaybar. Mais la priorité était désormais la prédication en toute liberté et sécurité ?

Ambassades auprès des rois et des princes

De retour d’Al Hudaybiyya, le Prophète fit écrire une série de lettres à l’attention des souverains des royaumes environnants, pour les appeler à l’Islam. Ces lettres étaient scellés par l’inscription « Muhammad rassuluLLAH » et portés par divers compagnons choisis pour leurs science et expérience.

1. L’envoi d’une délégation en Abyssinie
Dans sa lettre au Négus, portée par ‘Amru ibn Umayya Ad Damri, le Prophète fit également mention de la croyance musulmane concernant Issa, et cita un verset concernant les Chrétiens, le 64 de la sourate 3. Le souverain se convertit alors en présence de Ja’far ibn Abu Talib et Ses compagnons et leur confièrent sa lettre-réponse pour qu’il la porte eux-mêmes au Prophète. Après sa mort, son successeur aussi reçu une lettre mais on ne sait pas s’il se convertit.

2. la lettre adressée au roi d’Egypte Al Muqawqas
Hatib ibn Abu Balta’a fut choisi pour porter la lettre de Muhammad à Al Muqawqas, et apporta des explications complémentaires au souverain, lui rappelant l’exemple de Moussa face à Fir’awn. Le roi constata après l’avoir questionné que cet appel était rempli de sagesse, et il rédigea une réponse des plus aimables au Prophète sans pourtant se convertir. Il lui fit également des cadeaux notamment deux jeunes filles dont l’une, Mariyya, devint la cncubine de l’Envoyé d’ALLAH.

3. la lettre adressée à l’empereur de Perse, Chosroes
Quand Chosroes reçut la lettre du Prophète que ‘Abdullah ibn Hudhafa As Sahmi avait apporté, il la déchira et envoya des hommes de sa province yéménite pour capturer et lui ramené Muhammad. Mais grâce à une révélation divine, ce dernier révéla aux envoyés l’inconnaissable, c'est-à-dire la mort de Chosroes et la prise du pouvoir par son fils, et quand la nouvelle fut confirmée les Perses du Yémen se convertirent.

4. la lettre à César
Dihya fut choisi pour porter la lettre au roi de Syrie qui devait la remettre à César et il se trouva que Abu Sufyan et d’autres mecquois se trouvaient là furent convoqués pour répondre aux questions d’Héraclius, qui cherchait à savoir si cet appel était véridique. Ayant constaté par lui-même la véracité des propos de l’Envoyé d’ALLAH à l’issu de l’interrogatoire, il envoya des présents à Médine qui furent capturés par la tribu de Judham. Zayd ibn Haritha accompagné de 500 hommes partit à leur rencontre et prit captifs et butins, mais le chef des Judham protesta en raison de sa conversion et de l’aide qu’il avait porté à Dihya, et tout lui fut restitué.

5. la lettre adressée au gouverneur du Bahrayn, Al Mundhir ibn Sawi
Al Mundhir ibn Sawi qui reçut la lettre du Prophète des mains d’Al ‘Ala ibn Al Hadrami se convertit ainsi que certains membres de son royaume et il demanda conseil à l’Envoyé d’ALLAH sur la manière dont il devait agir avec les mages et les juifs.


6. la lettre au gouverneur d’Al Yamama, Hudha ibn ‘Ali

Sulayt ibn ‘Amr Al ‘Amiri amena la lettre au gouverneur d’Al Yamama qui renvoya une réponse accompagné de présents, expliquant qu’il embrasserait l’Islam si une partie du pouvoir lui était donnée.

7. la lettre au gouverneur de Damas Al Harith ibn Abu Chamir Al Ghassani
Le gouverneur du Damas rejeta l’appel du Messager d’ALLAH avec arrogance.

8. la lettre au roi d’Oman

‘Amru ibn Al ‘As se rendit auprès des deux frères ‘Abd et Jayfar, il rencontra ‘Abd en premier, qui le questionna longuement au sujet de l’Islam notamment sur la réaction des autres dirigeants. Il fut satisfait des réponses mais c’était à son frère Jayfar de décider ; celui-ci fut plus réticent surtout par fierté du statut dont il bénéficiait mais ‘Abd finit par le convaincre et tous deux embrassèrent l’Islam.

L’activité militaire après Al Hudaybiyya : l’expédition de Dhu Qurad
Cette expédition eut lieu trois jours avant l’expédition contre Khaybar, elle débuta par le vol des chameaux du Prophète accompagné du meurtre de son berger par les Beni Faraza, auquel assista Salama ibn Al Akwa’ qui était venu à ce même endroit pour faire lui aussi paitre ses chameaux. Après avoir appelé au secours, il se lança seul à leur poursuite les harcelant de tirs de flèches et de jets de pierres jusqu’à ce que tous les chameaux fussent libérés. Des cavaliers vinrent ensuite en renfort et des combats singulier eurent lieu à l’issue desquels l’un des cavaliers fut tué mais fut vengé immédiatement par son compagnon. Salama continua sa poursuite jusqu’au coucher du soleil, ayant ainsi empêché les pillards de se désaltérer, il voulait encore continuer mais le Prophète lui conseilla de faire preuve d’indulgence.


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Sam 1 Aoû - 22:43

salam2

L’expédition contre Khaybar, Muharram de l’an 7 de l’Hégire
Après que les Quraychites se furent retirés de la scène militaire, le Prophète décida de régler le compte des juifs de Khaybar qui continuait à comploter contre lui et les musulmans, car cela était nécessaire pour la propagation de l’Islam en toute tranquillité.
ALLAH fit descendre le verset 20 de la sourate 48 pour inciter les musulmans à une telle expédition, ne participèrent d’ailleurs que les 1400 d’Al Hudaybiyya, qui combattaient en toute sincérité, contrairement à ceux restés en retrait à Médine.
Les juifs furent avertis de la venue des musulmans par leurs alliés parmi les hypocrites, notamment ‘Abdullah ibn Ubbay, et demandèrent l’aide des Ghatafan qui acceptèrent mais rebroussèrent chemin pensant que leur tribu avait été attaquée. Le prophète était accompagné de deux guides qui devaient l’aider à trouver le meilleur chemin pour arriver au Nord de Khaybar, car il pourrait ainsi empêcher la fuite des Juifs vers la Syrie et les Ghatafan de leur porter secours.
Sur le chemin, il y eut plusieurs faits notoires : le Prophète fit l’annonce du martyr de ‘Amir par la parole « Qu’ALLAH lui accorde Sa miséricorde », il réprimanda doucement les musulmans qui glorifiaient ALLAH en criant, leur rappelant qu’Il était le parfaitement Audiant ; ils effectuèrent les prières de Maghrib et ‘Icha sans avoir fait leurs ablutions mais uniquement en s’étant rincé la bouche.
Ce n’est que le matin suivant que l’armée marcha sur Khaybar après avoir effectué la prière de l’aube ; après avoir choisi le lieu d’établissement du campement et quartier général, l’Envoyé d’ALLAH en changea sur les conseils de Hubab ibn Al Mundhir pour un autre plus stratégique. L’étendard fut confié à ‘Ali ibn Abi Talib « un homme qui aime ALLAH et son messager et qui en est aimé également », après que le Prophète l’eut guéri d’un problème à l’œil.

Début des véritables opérations militaires

La première partie des opérations se portèrent sur les cinq premiers fortins du secteur An Nata–Ach Chiqq. Le premier combat se déroula dans le fort Na’im et dura plusieurs jours au bout desquels les juifs l’abandonnèrent pour se réfugier dans le deuxième, As-Sa’b. Là, Hubab ibn Al Mundhir Al Ansari mena l’attaque et le fort fut investi après trois jours de siège, et ce fut une bénédiction pour les musulmans souffrant terriblement de la faim, car le fort était empli de nourriture. Le reste des juifs se réfugia dans le fort Az Zubayr qui était leur meilleure position défensive mais après un siège de trois jours qui ne servit à rien, le Prophète ayant appris l’existence d’une source d’eau souterraine qui alimentait le fort, la détourna, et un combat meurtrier opposa les deux parties. Les juifs changèrent une fois de plus de fort pour aller à celui d’Ubbay, mais là encore ils durent changer après un siège et une attaque menée par Abu Dujana. Le dernier fort, An Nizar, était le mieux protégé, et les juifs s’y sentirent à l’abri, avec leurs femmes et leurs enfants ; mais voyant que leurs attaques étaient inutiles, le Prophète décida d’utiliser des catapultes qui leurs permirent d’infiltrer le fort et d’y combattre les juifs, mais ceux-ci s’enfuirent abandonnant femmes et enfants.

La conquête de la seconde partie de Khaybar
Le deuxième secteur de Khaybar, Al Katiba, avec ses trois fortins, fut alors assiégé par les musulmans pendant 14 jours, au bout desquels les juifs demandèrent à conclure une paix, voyant qu’ils étaient sur le point d’utiliser des catapultes.

Les négociations
Ce fut le fils d’Abu Huqayq qui vint auprès du Prophète pour les négociations, ce dernier accepta de ne pas continuer la guerre à condition qu’ils quittent Khaybar, sans leurs biens. Plusieurs juifs dont les deux fils d’Abu Huqayq furent exécutés car ayant une partie de leurs biens, ils n’ont pas respecté leur engagement.

La répartition du butin
A la demande des juifs, le Messager d’ALLAH accepta qu’ils continuent à travailler les terres fertiles de Khaybar en échanger de la moitié des récoltes. Les terres furent divisées en 36 parts, elles-mêmes contenant 100 lots. 1 800 parts furent distribués aux 1400 combattants à raison d’une part par fantassin et trois parts par cavalier, ce butin fut aussi abondant qu’ALLAH l’avait promis aux gens d’Hudaybiyya.
C’est aussi au moment de l’expédition de Khaybar que Ja’far ibn Abi Talib, le cousin du prophète , et ses compagnons, revinrent d’Abyssinie et les rejoignirent au moment de la victoire, c’est pourquoi ils reçurent aussi une part du butin.
A l’issue de la victoire, il y eut quand même des prisonniers de guerre dont Safiyya bint Huyayy que le Prophète épousa en raison de son statut social noble, et ce après l’avoir affranchie. Il est aussi à noter qu’une femme juive tenta d’empoisonner le Prophète pour vérifier sa véracité, et elle fut tuée car un des compagnons en mourut.
Le Prophète signa un accord avec les juifs de Fadak, un village au Nord de Khaybar, accord semblable à celui signé avec les juifs de Khaybar, après que la nouvelle de la victoire fut déclarée. Un autre mouvement de l’armée fut dirigé en direction de la vallée d’Al Qura, où les juifs engagèrent un combat après avoir rejeté l’appel à l’Islam, pour finalement capituler le lendemain sans conditions. Enfin, en apprenant ces nouvelles, les juifs de Tayma’ ne résistèrent pas, mais au contraire prirent l’initiative de payer un tribut en échange de la protection des musulmans.
Sur le chemin du retour, une nuit, l’armée dormit si profondément qu’elle ne se réveilla qu’une fois le soleil levé et c’est alors que le Prophète dirigea la prière du Fajr après avoir quitté l’endroit où ils avaient dormi.

Le détachement d’Aban ibn Sa’id

Pendant son absence à médine, le Prophète , qui avait prévu une attaque des bédouins, envoya Aban ibn Sa’id ibn Al ‘As au Nejd afin de les en dissuader, et ce dernier remplit sa mission avec succès.

Des autres expéditions et détachements, durant l’an 7 de l’hégire
L’expédition de Dhat Ar Riqa’
Deux des trois puissances alliées contre les musulmans mises hors jeu, le Prophète décida de s’occuper de la troisième, les bédouins qui vivaient dans les larges étendues désertiques de la région du Nejd. Entre 400 et 700 hommes menés par l’Envoyé d’ALLAH lui-même, prirent la route en direction du territoire ennemi, et arrivés à Nakhla, ils tombèrent sur les bédouins de Ghatafan mais il n’y eut pas de combat car ils acceptèrent de se réconcilier. Cette expédition fut nommée Dhat Ar Riqa’ car les pieds des compagnons étaient enveloppés dans des chiffons tellement ils souffraient de la marche, n’ayant qu’un chameau pour six hommes.
Une anecdote intéressante est celle où un bédouin tenta d’attaquer le Prophète avec sa propre épée alors qu’il se reposait à l’ombre d’un arbre, celui-ci renonça à son acte quand l’Envoyé d’ALLAH lui répondit que seul ALLAH pourrait l’empêcher de le tuer.
Mis à part quelques rébellions persistantes ça et là, les principales menaces ennemies avaient enfin été réduites à néant, permettant à l’Islam d’occuper une position géopolitique lui étant favorable.

 Safar ou Rabi’ Al Awwal, an 7 – détachement mené par Ghalib ibn ‘Abdullah Al Laythi contre les Beni Al Mulawwah qui avaient attaqués des compagnons. Attaque de nuit et saisie du bétail.*
 Jumada Al Akhira, an 7 – détachement de Hasma
 Cha’ban, an 7 – Umar ibn Al Khattab + trente hommes, à Turba contre les Hawazin, mais ils se sont enfuis en ayant appris leur venue.
 Cha’ban, an 7 – Bachir ibn Sa’d Al Ansari + trente homme contre les Beni Murra vers Fadak. Attaque de l’ennemi une nuit, tous les compagnons tués sauf Bachir.
 Ramadan, an 7 – Ghalib ibn ‘Abdullah +130 hommes contre une tribu d’Al Mayfa’a. l’ennemi est défait et un butin d’animaux est saisi. Réprimande du Prophète à l’encontre d’Usama ibn Zayd qui a tué un polythéiste qui avait shahad.
 ‘Abdullah ibn Rawaha + trente cavaliers contre quelques membres des Ghatafan qui prévoyaient d’attaquer les musulmans. L’ennemi est tué sauf un qui s’enfuit.
 Chawwal, an 7 – Bachir ibn Sa’d + 300 combattants vers Yumn et Jabar, pour combattre des polythéistes prévoyant d’attaquer Médine ; apprenant la nouvelle de leur venue, l’ennemi s’enfuit et le bétail est saisi.
 An 7 – Abu Hadrad + 2 hommes réussissent à eux seuls à mettre en fuite à Al Ghaba, un ennemi en très grand nombre mené par un homme de Jucham ibn Mu’awiyya.

La ‘Umra de compensation
Le mois de Dhul Qi’da approchant, les musulmans se préparèrent sur ordre du Prophète à accomplir la ‘Umra dite de compensation en référence au fait qu’elle suit le compromis d’Al Hudaybiyya, mais on retrouve aussi des noms comme Qadiyya, Qisas, et Sulh. Deux mille hommes et quelques femmes et enfants prirent le départ, avec 70 chameaux pour le sacrifice.
Les musulmans entrèrent dans la Mecque en récitant la Talbiya, avec pour seul arme des épées rengainées ; mais craignant une trahison 200 hommes étaient postés à l’extérieur de la ville pour garder les armes des musulmans. Une fois les rites essentiels de la ‘Umra accomplis, les hommes gardant les armes furent relevés pour les effectuer à leurs tours. Le matin du quatrième jour, les musulmans prirent le chemin du retour, mais s’arrêtèrent quelques jours dans un village appelé Sarif. Lors de cette visite à la Mecque, le Prophète épousa Maymouna bint Al Harith Al ‘Amiriyya, la belle sœur de son oncle Al ‘Abbas.
Détachements après la ‘Umra

 Dhul Hijja, an 7 – ibn Abu Al ‘Awja + 50 compagnons envoyés au beni Sulaym pour les inviter à l’Islam, qu’ils refusèrent pour ensuite les combattre faisant un blessé.
 Safar, an 7 – Ghalib ibn Abdullah + 200 hommes en représailles aux Beni Murra qui avaient attaqué et tués les compagnons de Bachir ibn Sa’d. quelques hommes de l’ennemi tués et le bétail saisi.
 Rabi’ Al Awwal, an 8 – détachement de Dhat Atlah mené par Ka’b ibn Umayr Al Ansari contre les Beni Quda’a qui prévoyaient d’attaquer les musulmans. Après avoir rejeté leur appel à l’Islam, le détachement se fait anéantir par une pluie de flèches ennemies, à l’exception d’un blessé grave.
 Rabi’ Al Awwal, an 8 – Détachement de Dhat ‘Irq mené par Chuja’ ibn Wahb Al Asadi + 25 combattants contre les beni Hawazin. Pas de résistance de la par de l’ennemi et le bétail est saisi
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Sam 1 Aoû - 22:45

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La bataille de Mu’ta
Au mois de Jumada Al Ula de l’an 8, le Prophète envoya un émissaire au grand chef de Busra, mais celui-ci fut capturé et décapité par le gouverneur de César à Al Balqa’. Choqué de ce crime constituant une déclaration de guerre, le Prophète mobilisa une armée de 3000 hommes en vue de venger la mort de son compagnon, avec pour recommandation d’appeler les gens à l’Islam avant d’engager tout combat. Il désigna trois hommes différents pour diriger l’armée successivement au cas où l’un d’eux était tué. Arrivée à Ma’an, ville proche de la Syrie, l’armée apprit que l’ennemi avait mobilisé 200 000 hommes ; ne sachant quelle attitude adoptée face à cette situation, ce fut finalement ’Abdullah ibn Rawaha qui remotiva les troupes, leur rappelant la raison pour laquelle ils étaient venus : la victoire ou le martyre ; puis ils partirent établirent leur camp à Mu’ta. Les trois chefs successifs trouvèrent la mort et combattant avec courage et acharnement, en premier Zayd ibn Haritha, puis Ja’far ibn Abi Talib appelé « Ja’far aux deux ailes », qui s’est fait coupé en deux, et ‘Abdullah ibn Rawaha, qui après un moment d’hésitation se lança dans la bataille avec enthousiasme.
Un nouveau chef fut alors désigné, Khalid ibn Al Walid, l’épée d’ALLAH, et par une stratégie des plus habiles, réussit le deuxième jour de combat, à semer le doute dans le cœur des byzantins quand à leur nombre jusqu’à ce qu’ils finissent par cesser la poursuite de peur de tomber dans un piège.
Bien que n’ayant pas atteint l’objectif premier, les musulmans sortirent victorieux et anoblis par cette bataille qu’ils n’ont pas renoncé à engager malgré des effectifs disproportionnés et surtout où ils n’ont perdu que 12 hommes.

Le détachement de Dhat As Salasil
‘Amru ibn Al ‘As fut choisi par l’envoyé d’ALLAH pour tenter de gagner l’amitié de certaines tribus qui s’étaient alliées aux byzantins lors de la bataille de Mu’ta. 300 hommes se mirent alors en route au mois de Jumada Ath-Thaniyya, mais arrivé à destination ‘Amru demanda du renfort à Médine, et Abu ‘Ubayda le rejoignit avec 200 hommes dont Abu Bakr et ‘Umar ibn Al Khattab. Après plusieurs opérations militaires, la mission fut remplie avec succès et les tribus de Bali, de ‘Udhra et de Balqin étaient désormais leurs alliées.

Le détachement de Khudra
Au mois de Cha’ban de l’an 8, Abu Qatada fut envoyé, accompagné de 15 hommes pour faire cesser un mouvement de rébellion des Beni Ghatafan à Khudra.

La conquête de La Mecque

Les causes de l’expédition contre les mecquois
Au mois de Cha’ban de l’an 8, les Beni Bakr désormais alliés à Quraych attaquèrent les Beni Khuza’a à Al Watir, en dépit du pacte d’Hudaybiyya, et se firent même secrètement aidé par les Mecquois. Cherchant refuge dans le Sanctuaire Sacré, ils se firent même massacrer là bas par les hommes de Nawfal. ‘Amru ibn Salim, des Khuza’a se précipita à Médine pour informer le Prophète de la situation et lui demanda son aide en déclamant des vers et l’Envoyé d’ALLAH répondit favorablement à sa requête. Pendant ce temps, les Quraychites comprenant la gravité de la situation envoyèrent Abu Sufyan pour tenter d’apaiser la colère des musulmans, mais celui-ci y trouva sa fille méprisante, le Prophète silencieux quand à ses intentions, et Abu Bakr, Umar et ‘Ali refusèrent tous de l’aider ou d’implorer le Prophète en sa faveur. Il retourna donc à la Mecque les mains vides au grand désespoir de ses compatriotes.

Les préparatifs en vue de marcher contre les mecquois

Trois jours avant l’annonce de la traîtrise des Mecquois, le Prophète avait déjà fait débuter des préparatifs militaires au grand étonnement des compagnons, et après la visite ‘Amr, puis celle d’Abu Sufyan, les musulmans comprirent ce qui s’était passé. L’Envoyé d’ALLAH voulait assaillir la Mecque par surprise c’est pourquoi il tenta de brouiller les pistes en envoyant un détachement à quelques lieux de Médine. Malgré cette discrétion voulue, Hatib ibn Balta’a envoya une femme avec une lettre aux Quraychites qui les informait de l’attaque imminente des musulmans, mais ce fut révélé à l’Envoyé d’ALLAH qui après avoir fait récupérer la messagère, interrogea le coupable sur ses motivations, et il lui répondit que c’était uniquement pour s’attirer la sympathie des mecquois n’ayant aucun lien de parenté avec eux. Le Prophète lui pardonna et le laissa aller en paix puisqu’il « était présent à Badr ».
Le dixième jour de Ramadan de l’an 8, une armée de 10 000 hommes se mit en route pour la Mecque ; arrivés à Al Juhfa, Al ‘Abbas et sa famille vint à la rencontre de l’Envoyé d’ALLAH et à Al Abwa’ ce fut deux de ses cousins Abu Sufyan ibn Al Harith ‘Abdullah ibn Umayya qui se convertirent reconnaissant leurs erreurs passées. Une fois à Marr Az-Zahran, après avoir rompu le jeûne un peu plus tôt, les musulmans allumèrent tous un feu sur ordre du Prophète et ‘Umar fut désigné comme chef de la garde. Pendant ce temps Abu Sufyan qui se renseignait sur cette marche de l’Envoyé d’ALLAH, rencontra Al ‘Abbas à qui il demanda de solliciter une audience auprès de Muhammad ; arrivés à proximité de sa tente, Umar le reconnut, trop heureux d’avoir une occasion d’en finir avec l’ennemi de l’Islam, mais Al ‘Abbas l’en empêcha lui garantissant la protection qu’il lui avait accordé. Le prophète accepta de le rencontrer le lendemain, et à l’issue de leur conversation, Abu Sufyan finit par prononcer l’attestation de foi ; après cela, l’Envoyé lui garantit de préserver la vie de quiconque se trouverait dans la maison d’Abu Sufyan ou tout simplement sa propre maison, ou la Mosquée Sacrée.
Le matin du dix septième jour, le Prophète fit défiler son armée en direction de la Mecque sous les yeux admiratifs d’Abu Sufyan qui comprit réellement la puissance des musulmans, c'est-à-dire la puissance de la Prophétie. Ce dernier se rendit ensuite lui-même à la Mecque pour dissuader les gens de toute attitude hostile et leur conseillant de se réfugier chez eux ou dans la mosquée Sacrée. Malgré ses avertissements, les plus viles créatures parmi les polythéistes partirent à la rencontre des musulmans menés par ‘Ikrima ibn Abu Jahl, Safwan ibn Umayya et Souhayl ibn ‘Amru.
Pendant ce temps, le Prophète qui s’était arrêté à Dhu Tuwa, donna ses ordres aux différents bataillons après avoir remercier ALLAH avec humilité pour cet honneur qui lui avait accordé. Khalid ibn Al Walid avait été désigné pour diriger l’aile droite, Az-Zubayr ibn Al ‘Awwam l’aile gauche et Abu ‘Ubayda l’infanterie ; et chacun prirent leurs chemins respectifs et remplirent leurs mission avec succès, seulement deux musulmans tombèrent au combat.
Une fois l’étendard planté à Al Hajun, le Prophète se dirigea vers la Mosquée Sacrée où il effectua plusieurs circumambulations à cheval après avoir fait tomber les 360 statues se trouvant autour et sur la Ka’ba tout en récitant les versets 17 de la sourate 81 et 34 de la sourate 49. Après avoir prononcé un long discours où il fit par aux gens de quelques préceptes islamiques, il laissa chacun aller librement sans demander de compte pour le passé. ‘Itab ibn Usayd et Al Harith ibn Hicham se convertirent suite à la révélation du Prophète d’une conversation que personne n’avait entendu, a propos de la situation nouvelle de la Mecque, comprenant que c’était ALLAH qui l’en avait informé.
Neuf criminels furent condamnés à mort mais seulement quatre d’entre eux furent tués les autres ayant été pardonné pour différentes raisons.
Le second jour de la conquête de la Mecque, le Prophète déclara la Mecque comme territoire sacré jusqu’à la fin des temps, à l’exclusion de cette exception qu’avait été cette conquête. Après avoir terminé son discours, il se dirigea ensuite vers As Safa tout en invoquant ALLAH, et les gens se rassemblèrent à ce même endroit pour lui prêter serment d’allégeance – en fait ce fut Umar qui était assis à ses pieds qui recevait le serment en son nom –. Quand ce fut au tour des femmes, le Prophète leur rappela leurs devoirs dans la vie de tous les jours et vis-à-vis d’ALLAH, et c’est à ce moment là que le Prophète s’aperçut de la conversion de Hind bint ‘Utba, qui ne cessait de commenter les paroles de celui-ci allant même jusqu’à le faire sourire.
L’Envoyé d’ALLAH ne resta que 19 jours à la Mecque afin d’y enseigner l’Islam aux gens et un détachement fut envoyé afin d’appeler les gens à l’Islam et surtout à détruire toutes les idoles.


hayakunnaLLAH mes soeurs...lisez ce beau livre mashALLAH rempli d'enseignement et qui ne fait qu'augmenter l'amour du Prophète 'alayhi salat wa salam dans nos coeurs.

ALLAHOUMA accorde nous une science utile!!

:saallam:
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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Dim 2 Aoû - 21:32

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Les détachements et les raids
Pendant le mois de Ramadan de l’an 8, plusieurs compagnons à la tête de détachements furent envoyés dans les contrées où se trouvaient des divinités vénérées par les peuples qui y vivaient, on a l’exemple de Al ‘Uzza à Nakhla, Suwa’ à Rahat, et Mana à Al Muchallal, il est arrivé à plusieurs reprises qu’une femme noire, nue et aux cheveux ébouriffés apparaissaient et elle était tuée en même temps que l’idole était brisée.
Au mois de Cha’ban de l’an 8, Khalid ibn Al Walid fut dépêché chez les Beni Jadhima pour les appeler pacifiquement à l’Islam, et sous prétexte qu’ils disaient « nous changeons de religion » au lieu de dire « nous nous soumettons à ALLAH », Khalid mis a mort une partie et fit prisonnier une autre mais ordonna ensuite d’exécuter ceux-ci ; l’Envoyé d’ALLAH fut très affecté par cette nouvelle et n’approuva pas du tout ce bain de sang. Le prix de sang fut ensuite payé et le butin restitué.

La troisième phase
Cette troisième phase est une nouvelle ère de l’action islamique, l’autorité des musulmans devint incontestable tandis que le paganisme avait été éliminé. Cette victoire de la conquête permis à nombre de gens de déclarer leur adhésion à l’Islam et de se convertir. Il y a deux périodes qui se chevauchent dans le temps :
 Celle des combats pour la cause d’Allah
 Celle de l’entrée en masse des peuples et des tribus dans l’Islam

La bataille de Hunayn

Certaines tribus arabes furent trop fières pour se soumettre et elles s’unirent autour de Malik ibn ‘Awf An Nasri pour affronter les musulmans ; parmi elles, on compte les Hawazin, les Thaqif, les Nasr, les Jucham et d’autres encore.

La progression de l’ennemi et son campement à Awtas

Malik ibn ‘Awf demanda à tous ceux qui le suivirent d’emmener avec eux, femmes, enfants et biens à Awtas, une vallée proche de Hunayn, et quand un vieillard lui demanda la raison de ses agissements, il prétendit que cela galvaniserait ses combattants. Ce même homme argumenta pour tenter de le dissuader de mener ce combat ou au moins de ne pas impliquer les Hawazin mais Malik refusa catégoriquement préférant la mort à un tel acte de lâcheté, et ce malgré que ses espions lui eut rapporté d’effrayantes nouvelles de l’ennemi.

Le Messager d’ALLAH quitte La Mecque pour Hunayn

Dix neuf jours seulement après leur victoire, le Prophète quitta la Mecque à la tête de douze mille hommes au mois de Chawwal, et l’armée était si nombreuse que les musulmans étaient persuadés de leur victoire. Sur la route vers Hunayn en passant devant l’arbre de Dhat Anwat, les musulmans demandèrent au Prophète de leur trouver un arbre similaire, ce dernier leur rappela alors le peuple de Mussa qui avait aussi demandé une idole à leur Prophète , ce à quoi Mussa avait répondu « Vous êtes des ignorants » (7, 38) et il les mit en garde de suivre les traditions.

L’armée musulmane malmenée par l’ennemi

Malik qui avait pénétré la vallée de Hunayn avant les musulmans, avait préparé une embuscade pour mettre l’ennemi en déroute en les attaquant par surprise. En effet, le matin quand les troupes du Prophète commencèrent à pénétrer la vallée, une pluie de flèches s’abattit sur eux tandis que l’ennemi attaquait de toute part, et dans la confusion la plus totale, les musulmans se retirèrent du champ de bataille, mais l’Envoyé d’ALLAH continuait d’avancer sur sa mule appelant les gens à le suivre, lui qui était le Messager d’ALLAH , et observant cette situation catastrophique, il mit pied à terre et invoqua l’aide d’ALLAH.

La riposte des musulmans
Puis Muhammad demanda à son oncle Al ‘Abbas avec sa voix forte de rappeler les combattants qui s’étaient enfuis, et au fil des appels, des vagues de combattants revenaient sur le champ de bataille luttant alors avec acharnement, et le Prophète prit une poignée de terre qu’il lança en direction de l’ennemi tout en invoquant contre eux, et leurs yeux se remplirent alors de poussières les forçant à battre en retraite.

Le retournement de situation et la sévère défaite de l’ennemi

Quelques heures après, l’ennemi était totalement effondré avec beaucoup de pertes, et tous leurs biens furent saisis comme butin par les musulmans, ALLAH fait mention de ce moment de la bataille dans les versets 25 et 26 de la sourate 9.

La poursuite sans relâche de l’ennemi

Après cette défaite, l’ennemi s’enfuit, la majeure partie vers At Taif et une autre vers Nakhla et Awtas, mais les musulmans partirent à leurs poursuites où qu’ils aillent.

Le butin

Le butin était constitué de six mille captifs, vingt-quatre mille chameaux, 40 000 moutons et 4 000 mille onces d’argent qui fut conservé à Al Ja’iranna par Mas’ud ibn Amru Al Ghifari, sur ordre du Prophète .

L’expédition d’At Ta’if
A Ta’if, s’étaient réfugiés les Hawazin et les Thaqif ainsi que Malik ibn ‘Awf AnNasri, et Khalid partit à leurs poursuites avec un millier d’hommes pendant que le Prophète faisait un détour avant d’arriver à son tour et assiéger la ville pendant plusieurs dizaines de jours. Ce siège fut très pénible pour les musulmans qui recevaient constamment des tirs de flèches et de pierres, à tel point que beaucoup furent blessés et certains furent même tués, ce qui amena les musulmans à bouger le campement vers un endroit situé plus en hauteur. De là ils réussirent à faire un trou dans les remparts à l’aide d’une catapulte, mais à chaque fois qu’ils cherchaient à s’approcher, l’ennemi lançait des crochets de fer ardent qui les forçaient à battre en retraite. Quelques mécréants sortirent du fort après que le Prophète eut promis à quiconque sortirait qu’il serait libre, mais la majorité resta à l’intérieur défendant le fort avec acharnement. Voyant la situation stagner, le Prophète , sur les conseils de Nawfal ibn Mu’awiyya Ad Dayli décida de lever le siège et de partir ; mais de nombreux musulmans désapprouvèrent cette décision et avec l’accord de l’Envoyé d’ALLAH , ils partirent combattre l’ennemi le lendemain mais cela ne servit qu’a augmenter le nombre de blessé. Et ainsi, tout le monde fut content de partir sans rechigner les ordres, et au moment de partir le Prophète invoqua ALLAH de guider les mécréants à l’Islam.

La répartition du butin à Al Ja’irrana
Dix jours après que le siège ait été levé, l’Envoyé d’ALLAH commença seulement à répartir le butin car il avait espéré, en vain, voir les Hawazin revenir repentant pour récupérer leurs biens. Le Prophète accorda une grosse part du butin aux nouveaux convertis en particulier les chefs de Quraychites en vue de séduire leurs cœurs pour les familiariser avec la foi, de manière à ce qu’ils soient disposés à s’y attacher fermement, ainsi ils reçurent chacun environ 100 chameaux alors que le reste des gens n’en avait que quatre pour un fantassin et douze pour un cavalier. Cette distribution pouvant sembler inéquitable était en fait très sage puisqu’elle voulait raffermir les uns sur la voie d’ALLAH et donner leur droit aux autres.

Les Ansar éprouvent de l’amertume parce qu’ils n’avaient rien reçu du butin
Certains parmi les Ansars qui n’avaient rien reçu du butin étaient irrités par cette décision et firent part ouvertement de leur désapprobation. Après avoir eu vent de cette affaire par Sa’d ibn Ubada, les Ansars furent rassemblés dans un abri sur ordre du Prophète et une fois tous réunis celui-ci vint les retrouver. Là il fit un discours afin d’expliquer les raisons de ses agissements, leur rappelant tous les bienfaits qu’ALLAH leur avait accordé notamment le fait qu’il allait rentrer avec eux à Médine tandis que les autres ne rentreraient chez eux qu’avec des biens éphémères de ce bas-monde ; ce discours fut si émouvant et empreint de toute la sincérité et l’amour que le Prophète leurs portait que les Ansars se mirent à pleurer regrettant leurs pensées et satisfaits de la décision prophétique.

L’arrivée de la délégation des Hawazin
Juste après la répartition du butin, une délégation des Hawazin arriva réclamant leurs familles et leurs biens. Le Prophète touché par leur requête leur demanda de choisir ce qui leur était le plus cher, ce fut leurs familles. Leur garantissant d’ores et déjà ce que lui et les Beni Abd Muttalib avait acquis, d’autres parmi les Ansars et les Muhajirun firent de même tandis que d’autres refusèrent comme les Beni Faraza ou les Beni Tamim. Le chef des Beni Sulaym quand à lui refusa pour lui et au nom des siens mais ceux-ci refusèrent sa décision et suivirent l’Envoyé d’ALLAH .
Après un discours clair du Prophète expliquant la situation, tous rendirent les captifs par amour pour le Messager d’ALLAH à l’exception de ‘Uyayna ibn Hisn le chef des Beni Faraza.

Le Petit Pèlerinage à la Mecque et le retour à Médine

Une fois l’histoire du butin réglée, le Prophète se mit en état de sacralisation et effectua les rites de la ‘Umra, puis il rentra à Médine six jours avant la fin du mois de Dhul Qi’da de l’an 8 de l’Hégire.


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Jeu 6 Aoû - 14:57

asalam


L’après conquête de La Mecque : les raids et les détachements
Dès son retour à Médine, l’Envoyé d’ALLAH s’occupa de façon intense de la mise en place de l’établissement et de la propagation de l’Islam, entre autres il envoya des hommes aux différentes tribus avant de récolter la zakat et la Jizya, et ce dès que l’on entra dans le mois de Muharram.

L’envoi des détachements

 Muharram, an 9 – Détachement conduit par ‘Uyayna ibn Hisn Al Farazi + 50 cavaliers contre les beni Tamim qui empêchaient parfois à certaines tribus de payer la Jizya. L’ennemi s’enfuit tandis que les musulmans ramènent à Médine environ 60 captifs, mais une délégation des chefs des Tamim vint rencontrer le Prophète de leur accorder un entretien. Après une sorte de duel de récitation et poésie, ceux-ci reconnurent la supériorité de l’Islam sur eux et embrassèrent l’Islam et leurs familles leurs furent rendus.
 Safar, an 9 – Qutba ibn ‘Amir + 20 hommes dans la région de Tubala afin d’y combattre les polythéistes. Combat féroces, beaucoup de blessés et plusieurs morts des deux côtés mais saisie de butin et captifs.
 Rabi’ Al Awwal, an 9 – Ad Dhahak ibn Sufyan Al Kilabi envoyé au Beni Kilab pour les appeler à l’Islam ceux qu’ils refusèrent puis attaquèrent les musulmans mais furent vaincus.
 Rabi’ Al Akhir, an 9 – ‘Alqama ibn Mujazziz Al Mudliji + 300 hommes envoyés pour stopper les actes de piraterie commis par des brigands abyssin, l’ennemi s’enfuit.
 Rabi Al Awwal, an 9 – Ali ibn Abi Talib + 150 hommes partent pour détruire Al Fils, idole des Beni Tay’, mission accomplie avec succès, prise de butin et de captifs dont la sœur de ‘Adiyy ibn Hatim, l’un des chefs qui s’était enfui. Après avoir insisté auprès du Prophète pour qu’il la laisse partir, celui-ci finit par accepter, et elle se rendit alors à cheval auprès de son frère afin de lui demander de se rendre aux musulmans. ‘Adiyy n’ayant aucune excuse s’y rendit donc, et après avoir été questionné par l’Envoyé d’ALLAH , il finit par reconnaitre la vérité et prononça son adhésion à l’Islam et resta à Médine.

L’expédition de Tabuk, Rajab de l’an 9 de l’Hégire

Les causes de l’expédition de Tabuk
Après l’épisode de Mu’ta, César conscient de la menace grimpante que représentait l’Islam, et craignant donc pour son pouvoir et son territoire, décida de rassembler une énorme armée pour anéantir les musulmans.

Les musulmans prennent connaissance des préparations byzantino-ghassanides
Dès que cette nouvelle parvint aux oreilles des musulmans, la peur se répandit partout dans Médine créant beaucoup de tensions entre les musulmans, et surtout offrant une opportunité aux hypocrites de redevenir actifs. En effet, ceux-ci édifièrent une mosquée qui avait pour unique but d’être un centre de conspiration.

Informations sur les préparatifs des Byzantins et des Ghassanides

Apprenant cette fois-ci de façon certaine par des commerçants, que l’effectif ennemi s’était mis en route, le Prophète décida de ne pas attendre et de réagir rapidement. Il savait que les gens ne souhaitait pas quitter Médine, notamment à cause de la canicule, mais combattre les byzantins était inévitable s’il voulait que l’Islam et les musulmans gardent la position éminente qu’ils avaient acquis ; c’est pourquoi il appela ses compagnons à se préparer au combat et les incita à lutter dans le chemin d’ALLAH de toutes les manières possibles, notamment en finançant la guerre. Suite à ce discours, les préparatifs se mirent en place très rapidement et les aumônes fusèrent de toutes parts, les gens rivalisant de générosité, même les gens les plus modestes et les femmes participèrent, heureux de pouvoir contribuer à la formation d’une armée puissante.

L’armée musulmane part pour Tabuk

Une armée de 30 000 hommes avait été constituée, et malgré les dons généreux, elle n’était pas entièrement équipée, et les combattants souffrirent aussi de la faim et de la soif ; à ce propos, l’Envoyé d’ALLAH leurs interdit de boire l’eau de la vallée dans laquelle avait vécu les Thamud, préférant qu’ils boivent l’eau d’un puits où s’était abreuvée la chamelle du prophète Salih ; et il invoqua aussi ALLAH qui leur accorda la pluie. Il y eut aussi un autre miracle concernant l’eau à la source de Tabuk.

L’armée musulmane à Tabuk
Une fois le campement établi, le Prophète prononça un discours pour raffermir ses troupes, leur rappelant les récompenses et les incitants à garder courage. En apprenant la nouvelle de la présence de l’armée musulmane, l’ennemi se dispersa de toutes parts, trop effrayés d’avoir à les combattre, et plusieurs alliés des byzantins vinrent rencontrer l’Envoyé d’ALLAH afin de lui verser la Jizya, en échange la protection des musulmans. Par ce ralliement généralisé, les frontières de l’Etat musulman s’élargirent considérablement.

Le retour à Médine
Cinquante jours après être parti, l’armée musulman revint au mois de Ramadan, victorieuse sans avoir eu besoin de combattre et à l’extérieur de la ville les femmes et les enfants étaient là pour les acclamer tout en déclamant des vers. Il est à noter que sur le chemin du retour, un groupe d’hypocrite tenta d’assassiner le Prophète , mais en furent empêcher par Hudhayfa qui les fit fuir mais réussi malgré tout à les reconnaître, d’où son surnom « le confident », car il révéla ces noms à l’Envoyé d’ALLAH .

Le sort réservé à ceux qui n’avaient pas prit part à l’expédition

Cette expédition avait permis une fois de plus de distinguer les croyants des hypocrites ; en effet, ces derniers, au nombre de quatre vingt, présentèrent toutes sortes d’excuses insistant sur leur bonne foi, que le Prophète agréa quand même. D’autre part, il y avait des croyants sincères qui n’avaient pas trouver de quoi dépenser ou avait tout simplement de vraies excuses et le Messager d’ALLAH dit à leur propos que c’est comme si ils avaient participé à l’expédition tout en restant à Médine. Cependant, trois croyants sincères qui étaient restés à Médine sans excuses valables avouèrent leurs fautes à l’Envoyé d’ALLAH qui les éprouva en les excluant de la vie sociale, et ce pendant 50 jours, jusqu’à ce qu’ALLAH fit descendre le verset 118 de la sourate 9, témoignant du pardon qu’Il leur avait accordé.

Les conséquences de l’expédition de Tabuk
Suite à cette expédition, la supériorité de l’Islam devint évidente pour tous, comprenant que désormais l’autorité leurs reviendrait. Et ainsi un grand nombre de délégations se succédèrent à Médine pour rencontrer le Prophète , tandis que désormais plus aucun répit ne serait accordé aux hypocrites.

Les versets coraniques relatifs

De nombreux versets de la sourate At Tawbah sont descendus à ce sujet.

Quelques autres évènements qui marquèrent l’an 9 de l’hégire

Plusieurs évènements importants eurent lieu lors de cette année, comme la mort du Négus, le décès de la fille du Prophète Umm Kulthum et la mort du chef des hypocrites ‘Abdullah ibn Abu Salul.

Abu Bakr conduit les pèlerins à La Mecque

Durant le mois de Dhul Qi’da ou Dhul Hijja de la neuvième année, Abu Bakr fut désigné par le Prophète pour mener les pèlerins à la Mecque afin de les guider pour le pèlerinage. Peu de temps après, des versets de la sourate At Tawbah descendirent indiquant les relations que devraient désormais avoir les musulmans avec les tribus idolâtres. Et c’est aussi durant cette année que l’interdiction pour les incroyants de faire le pèlerinage est descendue, de même que pour les gens nus.

Réflexions sur l’activité militaire menée par les musulmans

Le Prophète a vraiment été un grand stratège militaire, si ce n’est le plus grand, en faisant toujours preuve à la fois de sagacité et de vigilance lors des combats, réussissant à tourner les choses à son avantage même dans les situations les plus critiques comme Uhud et Hunayn. D’autre part, ces batailles permettaient aussi de subvenir aux besoins des musulmans qui pour beaucoup avaient tout abandonné pour se réfugier à Médine ; mais contrairement à l’époque anté-islamique, le but de la guerre était désormais différent, il s’agissait d’un noble but, lutter pour la cause d’ALLAH afin de libérer les gens de l’ignorance. Ainsi des règles quant à la conduite à tenir en temps de guerre furent édictées par l’Envoyé d’ALLAH , comme ne pas tuer les enfants et frapper les femmes ou encore ne pas mutiler les corps ennemis quand ils sont morts ou les torturer par des moyens comme le feu. Ces règles étaient très importantes aux yeux de l’Envoyé d’ALLAH et il interdit à qui que ca soit de les briser peu importe la raison.

Les gens adhèrent à la religion d’ALLAH par vagues successives
Une grande partie des arabes avaient attendu l’issue de la bataille amenant à la conquête de la Mecque pour déclarer leur Islam, afin d’être convaincu par le fait que seul un Prophète pouvait affronter seul son peuple et le vaincre. Et cette influence grandissante de l’Islam se marqua davantage avec l’expédition de Tabuk, où l’armée comptait déjà 30 000 hommes.

Les délégations
Plus de 70 délégations vinrent trouver le Prophète , voici le résumé de quelques unes d’entre elles :
 Délégation des ‘Abd Qays : première visite vers la cinquième année où un homme, Mundhiq ibn Hayyan se convertit et de retour auprès de son peuple, une petite quinzaine se convertirent après qu’il les eut appelé à l’Islam. L’autre visite pendant l’année des délégations avec 40 hommes.
 Délégation des Daws : début de la septième année, AtTufayl ibn ‘Amru AdDawsi rentra auprès de son peuple pour les appeler à l’Islam après s’être converti, mais ils refusèrent. Après que le Prophète eut invoqué ALLAH pour qu’IL les guide, 70 hommes accompagnèrent Tufayl pour rejoindre le Prophète à Khaybar.
 Le messager de Farwa ibn ‘Amru Al Judhami : Farwa le gouverneur de Ma’an pour les byzantins se convertit après avoir vu les musulmans à l’œuvre lors de la bataille de Mu’ta. Après avoir appris cela, les byzantins l’exécutèrent, ce dernier ne voulant pas abjurer sa foi.
 Délégation de Sada’ : huitième année, 400 musulmans envoyés dans la région de Sada’ au Yémen, un émissaire se rend alors auprès du Prophète pour lui demander de lever le camp se portant garant des agissements de son peuple. Une délégation se rend auprès du Prophète , et prêtent serment d’allégeance, de retour chez eux, l’Islam se répand rapidement.
 L’arrivée de Ka’b ibn Zubayr ibn Abu Salma : sur les conseils de son frère, Ka’b qui était un poète ayant composé nombres de satires contre le Prophète , se rendit auprès de ce dernier repentant de ses actes passés et lui annonçant son adhésion à l’Islam.
 Délégation des ‘Udhra : au mois de Safar de la neuvième année, 12 hommes des Beni ‘Udhra, parents éloignés du Prophète vinrent le trouver, et ils se convertirent à l’Islam.
 Délégation des Bali : Rabbi Al Awwal de la neuvième année, des membres de cette tribu vinrent à Médine et se convertirent à l’Islam.
 Délégation des Thaqif : après avoir tué leur chef un an plus tôt parce qu’il s’était converti à l’Islam, une délégation des Thaqif se rendit auprès du Prophète après que celui-ci fut rentré de Tabuk ayant conscience de son influence grandissante au sein de la péninsule arabique. Après avoir tenté de conclure un traité les autorisant à continuer de nombreux interdits, en vain, ils finirent par se convertir demandant seulement que cela ne soit pas eux qui détruisent leur idole Al Lat. le plus ardent dans l’apprentissage de la religion était le plus jeune, ‘Uthman ibn abu Al ‘As qui permit à son peuple au temps des guerres d’apostasie d’éviter de sortir de l’Islam. De retour chez eux, grâce à une ruse de la part des émissaires, tous les Thaqif finirent par adhérer à l’Islam.
 Le Message des rois yéménites : après l’expédition de Tabuk, les rois de Himyar envoyèrent une lettre au Prophète témoignant de leurs conversions à l’Islam.
 Délégation de Hamadan : toujours après Tabuk, une délégation des Hamadan vint à Médine et se convertit, mais ce fut Khalid ibn Al Walid qui fut chargé le restant de leurs peuples à l’Islam, sans succès. ‘Ali ibn Abi Talib fut alors envoyé et le peuple des Hamadan répondit positivement à son appel.
 Délégation des Beni Faraza : cette délégation vint auprès du prophète après Tabuk et se convertit et se plaignit de la sécheresse de leur région, et l’Envoyé d’ALLAH invoqua alors ALLAH de leur accorder la pluie.
 Délégation de Najran : Najran, région essentiellement chrétienne, envoya une délégation de 70 hommes lors de la neuvième année, dont les trois dirigeants : le chef d’Etat, Al ‘Aqib, et As-Sayyid et Al Usquf, le chef religieux. Leur première réaction fut de questionné le Prophète au sujet de ‘Issa, suite à quoi ALLAH descendit les versets 59 à 61 de la sourate 3 comme réponse. Mais n’étant pas convaincu, le Prophète leur proposa d’invoquer mutuellement la malédiction sur l’autre afin de savoir qui est dans le vrai ; après s’être concertés, les dirigeants ne souhaitant pas prendre ce risque décidèrent de payer la Jizya, et un traité de paix fut signé. Cependant, dès leur retour chez eux, l’Islam se répandit considérablement à Najran.
 Délégation des Beni Hanifa : la délégation vint à Médine au cours de la neuvième année, déclarant son adhésion à l’Islam ; parmi les émissaires, il y avait Musaylima ibn Thamama, le maître des menteurs, celui si était arrogant et réticent en ce qui concerne l’Islam, n’étant intéressé que par le pouvoir du Prophète . Il alla jusqu’à se dire Prophète de retour chez lui à Al Yamama, aveuglant les gens par ses discours et autorisant ce qu’ALLAH interdit, bien que confirmant quand même le Prophétat de Muhammad . Il confirma ainsi la vision du Prophète l’avisant que deux imposteurs surviendraient après sa mort.
 Délégation des Beni ‘Amir ibn Sa’sa’a : cette délégation était composée uniquement de rebelles, ennemis de l’Islam dont le seul but était de mettre fin aux jours de l’Envoyé d’ALLAH , mais ALLAH contrecarra leur plan, et le Prophète invoqua ALLAH contre eux, et ils moururent.
 Délégation de Tujib : cette délégation vint à Médine, apportant avec elle l’excédent de Sadaqa, après avoir obtenu des réponses favorables à quelques requêtes, consignées par écrit, ils repartirent.
 Délégation des Tay’ : cette délégation se convertit aussitôt que le Prophète les invita à l’Islam, parmi eux, il y avait Zayd Al Khayl surnommé « Zayd Al Khayr » par le Prophète tellement il avait une bonne personnalité.
Ces délégations ne sont que des exemples parmi toutes celles qui se succédèrent dans toute la péninsule pendant les années 9 et 10 de l’Hégire. En revanche certains bédouins, ne s’étaient convertis uniquement pour suivre leurs chefs, soumis qu’en apparence à l’Islam. ALLAH les mentionne dans les versets 97 et 98 de la sourate 9.

Le succès et l’impact de la prédication islamique

L’Envoyé d’ALLAH prit à cœur sa mission vingt ans durant, pendant lesquels il s’est battu pour faire triompher la religion d’ALLAH, l’Islam. En effet, il s’agissait tout d’abord de corriger les défauts des âmes qui s’étaient entachées de toute la souillure de l’idolâtrie et de l’ignorance qui avait régi la péninsule arabique jusqu’alors. Grâce à cette bataille, qui n’a jamais abandonné, le Prophète a amené ce message à tout l’humanité, réunissant ainsi auprès d’ALLAH tous les hommes, comme des frères n’ayant pour seul but commun de l’adorer Lui, l’Unique. La venue de l’Islam a été un bouleversement pour les arabes de la Péninsule arabique, mais pas seulement, et aujourd’hui encore cette lumière atteint celui qui s’y attache.


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Ven 7 Aoû - 14:09

salam

Le pèlerinage d’Adieu

Sentant sa mort approchée en raison de l’achèvement de l’œuvre prédication elle, le Prophète annonça son intention d’aller effectuer un ultime pèlerinage, et des foules de gens vinrent alors à Médine pour le suivre. Le voyage jusqu’à la Mecque dura 8 jours pendant lesquels il effectua des prières de deux unités, et avant de rentrer dans l’Enceinte Sacrée, il se mit en état d’Ihram, et exprima son intention de faire la ‘Umra associée au Grand Pèlerinage. Arrivé à la Mecque le 4 de Dhul Hijja, il effectua les tournées rituelles avant de s’installer à Al Hajun, endroit surélevé de la Mecque, puis le jour de la Tarwiya il partit pour Mina où il resta jusqu’au lendemain matin puis partit pour ‘Arafa. De là bas, il se rendit là où 124 000 ou 144 000 personnes l’attendaient et prononça un discours empli de nombreux conseils et affirma alors qu’il n’était pas sur d’être là l’année suivante. Immédiatement après qu’il eut fini son discours, ALLAH révéla le verset « Ce jour J’ai parachevé votre religion et Je vous ai accordé Ma faveur complète, et J’ai agréé l’Islam comme étant votre religion » (5, 3).
En fin d’après midi il se dirigea vers Muzdalifa et de là bas il partit le lendemain matin en direction de Mina, sur le chemin, il s’arrêta Al Jamra Al Kubra où il lapida la stèle avec sept cailloux en disant à chaque fois « ALLAHOU AKBAR » ; puis sur le lieu des sacrifices 100 chameaux furent égorgés dont 63 de sa propre main, et le reste par ‘Ali. En ce jour du Sacrifice, il prononça également un discours répétant certains conseils de la veille et assurant aux musulmans que leurs sangs et biens étaient sacrés comme l’étaient ce jours, de ce mois et dans ce pays. Pendant les jours de Tachriq à Mina il prononça d’autres sermons. Il se rendit enfin de nouveau à la Ka’ba où il effectua les circumambulations d’adieu, puis il repartit à Médine.

Les dernières expéditions

L’orgueil des dirigeants Byzantins était tellement fort que le Prophète craignit une nouvelle menace et rassembla donc une grande armée placée sous le commandement de Usama ibn Zayd ibn Haritha afin d’effrayer les Byzantins mais cette expédition ne partit que sous le califat d’Abu Bakr.

Vers la compagnie suprême

Les signes annonciateurs de l’adieu
Peu de temps avant qu’il ne meure, le comportement du Prophète laissa penser que sa mort était proche. Durant le pèlerinage, il affirma lui-même ne pas être sur de revenir l’année suivante, et ce fut durant les jours d’At Tachriq que la sourate 110 lui fut révélée. Pendant le mois de Ramadan, il fit une retraite de 20 jours au lieu de 10, et récita le Quran complet 2 fois à Jibril au lieu d’une. Enfin durant le mois de Safar, il se rendit à Uhud pour faire une prière d’adieu aux martyrs, mais aussi au cimetière d’Al Baqi’.

Le début de la maladie
Le 29 du mois de Safar de la onzième année, la fièvre prit l’Envoyé d’ALLAH mais il continua de conduire la prière en commun malgré tout pendant onze jours.

La dernière semaine
Il choisit de passer sa dernière semaine chez ‘Aisha avec la permission de ses femmes, et celle-ci s’occupa constamment de lui.

Cinq jours avant la mort du Prophète
Sa maladie s’aggrava cinq jours avant sa mort, mais malgré cela il souhaita aller à la rencontre des gens pour leur prodiguer d’autres conseils, et pour que cela soit supportable il prit un bain froid pour faire baisser la température. Dans son discours à la mosquée, il mit en garde les gens contre le shirk et notamment sur sa tombe, et il appela aussi les gens à être bienveillants envers les bons parmi les Ansars et indulgents envers les mauvais. Et enfin, il souhaita réparer tout mal qu’il aurait pu causer à l’égard d’autrui et rendit à cette occasion trois dirhams qu’il devait à un homme.

Quatre jours avant sa mort

Jusqu’au quatrième jour avant son décès, l’Envoyé d’ALLAH conduisit toutes les prières, mais il devint si faible qu’il ne put plus se lever car à chaque fois il s’évanouissait et Abu Bakr le remplaça alors. Ce même jour il fit plusieurs recommandations, notamment ne laisser aucun Juif, Chrétien ou polythéiste habiter dans la péninsule arabique.

Un jour ou deux avant sa mort

Se sentant assez fort pour diriger la prière, il se rendit à l’aide de deux hommes à côté d’Abu Bakr et il s’assit et conduisit la prière de midi.

Un jour avant sa mort

La veille de sa mort, il affranchit tous ses esclaves et donna en aumône tout ce qu’il possédait.

Le jour de la mort du Prophète

Après avoir observé quelques instants les gens observés la prière de Subh, il appela Fatima à qui il annonça sa mort et le fait qu’elle serait la première à le rejoindre dans l’au-delà. Puis l’effet du poison qu’il avait ingurgité à Khaybar se fit sentir, et le Prophète sut alors qu’il allait en mourir.

Le Prophète rend l’âme

Après avoir partagé ses derniers instants dans les bras de son épouse ‘Aisha et s’être passé une dernière fois le siwak sur les dents, le Prophète invoqua ALLAH alors que sa main ou son index était levé, lui demanda de lui accorder la compagnie suprême, et il rendit l’âme, le 12 du mois de Rabi’ Al Awwal de la onzième année de l’Hégire.

Les compagnons sont préoccupés par la mort du Prophète
Quand la nouvelle de sa mort se répandit, le chagrin s’abattit sur tous les habitants de Médine.

L’attitude de ‘Umar ibn Al Khattab

Umar, trop bouleversé par cette nouvelle interdit à quiconque de dire que le Prophète était mort, soutenant qu’il allait revenir.

L’attitude d’Abu Bakr

Ayant eu vent de cette réaction, Abu Bakr après avoir constaté de par lui-même la mort du Prophète , vint trouver ‘Umar et les gens avec qui il était, et récita alors le verset 144 de la sourate 3, et les gens revinrent alors à eux-mêmes, et ce fut comme si ils ne l’avaient jamais entendu.

La préparation du corps du Prophète pour l’ensevelissement

Après s’être concerté et avoir choisi à l’unanimité qu’Abu Bakr succéderait au Prophète dans la direction de Médine, le Prophète fut lavé par-dessus ses vêtements par certains de ses compagnons dont ‘Ali, et sa tombe fut creusé à l’endroit même où il était mort, conformément à ses dires. Enfin, jusqu’au lendemain les gens vinrent prier sur l’Envoyé d’ALLAH par groupes de 10 y compris la nuit.


bientot la fin inshaALLAH!!!


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MessageSujet: Re: résumé du nectar cacheté de ummu assia - TERMINÉ   Aujourd'hui à 12:56

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